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Soutien à la force du G5 Sahel : "la stratégie avant l'argent", préviennent les États-Unis

Soutien à la force du G5 Sahel : "la stratégie avant l'argent", préviennent les États-Unis

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Les États-Unis sont bien disposés à apporter leur soutien financier à la force du G5 Sahel, mais avant, il leur faut être convaincus de la stratégie que compte mettre en place la task force.

À l’ONU comme en France, les États-Unis sont appelés à l’aide pour l’opérationnalisation de la force du G5 Sahel, une force militaire composée de soldats de cinq pays (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) engagée dans la lutte contre l’extrémisme radical dans la région du Sahel.

Mais le discours de Washington reste le même : pas question d’apporter un soutien financier à cette force dont les orientations ne sont toujours pas claires. Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU l’a réitéré ce vendredi lors d’un point presse, en marge de sa visite en République démocratique du Congo.

“Qu’on nous montre quelque chose, nous sommes ouverts à cela. Nous ne sommes pas opposés, mais ce que nous disons maintenant, c’est que littéralement, aucune information qui nous a été donnée jusque-là nous convainc qu’ils savent exactement comment tout cela va se dérouler”, a déclaré Haley aux journalistes vendredi.

L'une des choses les plus difficiles à faire dans une organisation comme celle-là est d'essayer de synchroniser les efforts de ces cinq pays et d'avoir une stratégie cohérente plutôt qu'une série d'engagements dans des endroits différents.

“L’une des choses les plus difficiles à faire dans une organisation comme celle-là est d’essayer de synchroniser les efforts de ces cinq pays et d’avoir une stratégie cohérente plutôt qu’une série d’engagements dans des endroits différents”, a pour sa part déclaré le général Thomas Waldhauser, le commandant américain pour l’Afrique.

Certes, les États-Unis ont accepté en juin de ratifier une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, rédigée par la France, pour apporter un soutien politique à la force du G5 Sahel, mais ils refusent cependant de contribuer au budget de 490 millions de dollars nécessaires au lancement de la force prévu dans les tous prochains jours.

Encore que, quelques mois plus tôt, le président américain Donald Trump avait annoncé dès sa prise de fonction, une réduction drastique de la contribution américaine au budget des opérations de maintien de la paix de l’ONU, dont les États-Unis sont les principaux bailleurs.

Ce raidissement de Washington avait créé des tensions avec la France, que les États-Unis soupçonnent de vouloir trouver un exutoire à la fin de la mission Barkhane, embourbée dans le nord du Mali depuis 2014, en remplacement des précédentes opérations françaises Serval et Éperviers.

Pour l’heure, l’option américaine est une collaboration bilatérale avec les pays sous la menace djihadiste. Le général Waldhauser a ainsi indiqué que les États-Unis versent actuellement au total 51 millions de dollars en contributions bilatérales à la défense des pays du G5.

Une mesure apparente des États-Unis dont l’engagement antiterroriste en Afrique a récemment été mis sous le feu des projecteurs. En effet, si la participation du pays aux opérations antiterroristes en Afrique était jusque-là minimisée, elle a été mise en exergue avec la mort de quatre soldats américains tués dans une embuscade au Niger, le 4 octobre. Une affaire qui a créé un tollé aux États-Unis.

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