Côte d'Ivoire
Le dossier d’accusation de la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, prend un nouveau coup. Une vingtaine de témoins attendus pour témoigner contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo ont fait un rétropédalage de dernière minute, à quelques jours de la reprise du procès le 6 novembre et de la fin des auditions des témoins de l’accusation, le 15 décembre 2017.
La Tribune Afrique qui rapporte l’information sur la base d’une source proche de la défense de l’ancien chef d’Etat ivoirien, dresse un parallèle entre le désistement des témoins de Fatou Bensouda et le récent scandale qui a éclaboussé la Cour pénale internationale.
En effet, après des mois de recherche, un collectif de journalistes d’investigation européen, dont le site français Mediapart, a mis au jour les manigances orchestrées au sein de la Cour. Les exemples les plus patents étaient justement relatifs au procès de Laurent Gbagbo. Un dossier dans lequel la France aurait joué un rôle important pour le transfèrement de l’ancien dirigeant vers la Cour, du temps de l’ex-procureur de la Cour, l’Argentin Luis Moreno Ocampo.
Ce dernier avait également été accusé d’avoir influencé des décisions de son successeur Fatou Bensouda, de détenir des comptes offshores et d’entretenir des relations opaques avec des figures de la crise libyenne.
Les révélations tombées en plein procès de Laurent Gbagbo avaient jeté un sérieux discrédit sur la Cour, longtemps qualifiée de justice à deux vitesses par ses détracteurs, notamment africains.
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