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Réaction du président ivoirien Alassane Ouattara sur la crise au Togo

Réaction du président ivoirien Alassane Ouattara sur la crise au Togo

Togo

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) livre une position commune sur la crise politique en cours au Togo. Alassane Ouattara, le chef de l’Etat ivoirien l’a clairement énoncé en marge d’un mini-sommet de l’organisation à Niamey, mardi.

“Nous estimons qu’il faut des négociations (…) et que ces négociations doivent aboutir aux modifications constitutionnelles qui ont été déjà engagées”, a expliqué le président ivoirien, porte-parole d’un comité de cinq chefs d’Etat ayant participé à une réunion à huis-clos sur le Togo.

Pour le président ivoirien, les deux principaux points relatifs aux modifications constitutionnelles sont “la limitation à deux mandats” présidentiels et une élection présidentielle à deux tours.

Deux points auxquels adhèrent également l’opposition du pays, engagée depuis plus de deux mois dans un bras de fer avec le pouvoir. Les opposants au régime de Lomé réclament, en effet, une limitation rétroactive du nombre de mandats présidentiels.

Les auteurs de violences seront sanctionnés par la Cédéao qui n'hésitera pas à prendre les mesures rigoureuses.

Mais, alors que Lomé préconise l’organisation d’un référendum pour un projet de réforme constitutionnelle, l’opposition le rejette, car la limitation des mandats n’est pas rétroactive et permettrait à Faure Gnassingbe, élu en 2005, de se représenter en 2020, puis en 2025. L’opposition exige dès lors la démission pure et simple du président togolais.

Ces divergences de point de vue ont abouti à des manifestations parfois très violentes qui ont déjà fait seize morts dont des adolescents et deux militaires lynchés par la foule en à peine deux mois.

Mardi, la Cédéao a réitéré son intolérance à la promotion de la violence. “Il est important qu’il y ait un climat de paix au Togo” et “nous condamnons la violence quelle que soit l’origine”, a dit le président ivoirien.

“Les manifestations doivent pouvoir se faire, mais de manière pacifique”, et les auteurs “de violences” seront “sanctionnés” par la Cédéao qui “n’hésitera pas à prendre les mesures rigoureuses”, a avertit M. Ouattara.

Pour l’heure, l’organisation sous-régionale reste imprécise sur le rôle qu’elle pourrait jouer dans la résolution de la crise togolaise. L’opposition de son côté, a déjà montré ses réticences face à une médiation de la Cédéao, soupçonnée de partialité en faveur du président togolais qui n’est autre que le président en exercice de l’organisation.

Malgré tout, des chefs d’Etat de la sous-région ont tenté des médiations pour apaiser les tensions. C’est notamment le cas du président du Bénin Patrice Talon, Alpha Condé de la Guinée et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire qui a délégué son ministre de la Défense, Hamed Bakayoko.

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