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Niger/Boko Haram : N'Djaména a retiré ses soldats (sources concordantes)

Niger/Boko Haram : N'Djaména a retiré ses soldats (sources concordantes)

Tchad

Le Tchad a retiré ses soldats envoyés en renfort en 2016 dans le sud-est nigérien après une attaque meurtrière de Boko Haram qui avait fait 26 tués parmi les militaires nigériens et nigérians, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

“Les soldats tchadiens se sont effectivement retirés de la région de Diffa”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire basé dans la zone.

“Le retrait s’est fait de façon progressive, puis les derniers soldats tchadiens sont partis récemment”, a affirmé cette source sans donner la date du début et de la fin du retrait.

Selon cette même source, “les militaires nigériens dotés de moyens impressionnants” ont été “déployés en nombre” dans la zone et “ont déjà occupé les précédentes positions” tchadiennes.

Le gouvernement (tchadien) dément les allégations faisant état du retrait des forces tchadiennes positionnées à la frontière Tchad-Niger.

Ce départ du contingent tchadien est lié au “retour au calme” observé depuis plusieurs mois dans la région, a-t-elle assuré.

Le gouverneur de la région de Diffa, Mahamadou Laoualy Dan Dano, joint au téléphone par l’AFP, n’a pas souhaité commenter cette information: “Je ne peux rien vous dire”, a-t-il affirmé.

Dans un communiqué diffusé vendredi soir à la télévision publique tchadienne, “le gouvernement (tchadien) dément les allégations faisant état du retrait des forces tchadiennes positionnées à la frontière Tchad-Niger”.

“Il s’agit d’un redéploiement de nos forces en vue de mieux sécuriser nos frontières qui sont jugées poreuses”, souligne le communiqué sans plus de précision.

A Bosso, une ville du sud-est du Niger située à proximité du lac Tchad, la population a remarqué l’absence des soldats tchadiens.

“J’ai passé la nuit de dimanche à Bosso et il n’y avait aucune présence militaire tchadienne. Je n’ai vu aucun soldat tchadien à Bosso où ils étaient pourtant présents depuis plusieurs mois”, a raconté à l’AFP Elhadj Aboubacar, un ex-député originaire de Bosso.

Selon lui, la ville est “très calme et les gens vaquent normalement à leur occupation et ne semblent pas être préoccupés outre mesure par l’absence des Tchadiens”.

A l’appel du président nigérien Mahamadou Issoufou, N’Djaména avait envoyé plusieurs centaines de ses soldats en renfort dans la zone de Bosso, après une attaque meurtrière menée par Boko Haram qui avait 26 morts – 24 soldats nigériens et deux soldats nigérians – et 111 militaires blessés.

Il s’agissait d’une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram au Niger depuis que ce pays est entré en guerre contre les insurgés en février 2015.

Début août, le président Issoufou avait assuré que Boko Haram “a été fortement affaiblie” par les “actions” de la force régionale créée en 2015 par les pays riverains du lac Tchad : Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun.

Niamey a estimé en octobre que ces “opérations avaient donné des résultats décisifs, notamment en libérant plusieurs localités autrefois occupées par Boko Haram”.

Depuis décembre 2016, 150 combattants nigériens de Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, selon elles. En plus de Boko Haram, le Niger et le Tchad sont également sont confrontés à d’autres groupes armés djihadistes.

AFP
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