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Raïla Odinga va poursuivre Morpho et Safaricom

Raïla Odinga va poursuivre Morpho et Safaricom

Kenya

Raïla Odinga accuse Safran et Safaricom de complicité de trucage de l‘élection invalidée du 8 août dernier.

La filiale de Safran mise en cause est OT-Morpho, cette entreprise française a vendu à la commission électorale un système de reconnaissance biométrique des électeurs. L’opposant kényan critique ce système de gestion électoral qui transfère les données vers la France avant qu’elles n’atteignent les serveurs publics.

“Les résultats provenant des bureaux de vote ont été transmis par le réseau IEBC à un serveur en France, mais ils ne sont jamais retournés aux serveurs de Bomas of kenya. Aucun des kits du réseau Safaricom n’ont jamais obtenu leurs résultats sur le portail public”

Raïla Odinga a par ailleurs demandé des poursuites contre six employés de l’opérateur de télécommunications Safaricom.

“Et nous allons poursuivre Safaricom et en conséquence nous pourrions même aller à Vodaphone, qui est l’actionnaire principal de Safaricom. Nous allons également écrire au Bureau de fraude au Royaume-Uni pour ouvrir une enquête comme ils l’ont fait concernant Smith Osman dans The Chicken Gate Affair”

Selon des sources, Safaricom serait disposé à faire l’objet d’une enquête.

Cependant, son directeur général Bob Collymore a dénoncé les allégations du leader de la NASA . Il les juge imprudentes, insensibles et inutiles. Elles mettent en danger la vie de ses collaborateurs ainsi que leurs familles, a-t-il ajouté.

L’opérateur de télécommunication déclare qu’aucune de ses firmes sollicitées par l’IEBC n’a fait l’objet d’une intrusion quelconque. Raïla Odinga accusait Safaricom, pour son rôle dans cette élection. L’opérateur n’aurait pas alerté les autorités sur les illégalités dans la transmission électronique des résultats.

Si tous les acteurs de cette élection étaient suspendus au verdict de la Cour suprême, cette dernière a fait peser l’entière responsabilité de l’annulation de la présidentielle sur la Commission électorale.

Selon, les juges de la Cour, L’IEBC a supervisé une élection qui n‘était ni transparente ni vérifiable et n’a pas permis l’accès à ses serveurs informatiques pour vérifier les accusations de piratage informatique.

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