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Ouganda : des meurtres mettent la police sur le banc des accusés

Ouganda : des meurtres mettent la police sur le banc des accusés

Ouganda

Une série de meurtres non élucidés de jeunes femmes à Kampala en Ouganda met une pression publique sur les forces de police, accusées d‘être immobiles et ne parvenir à appréhender les responsables de ces meurtres.

Au moins 20 corps de femmes ont été découverts depuis le 20 mai près des routes du sud de la capitale. Le dernier en date, celui d’Aisha Nakasinga, gérante d’une épicerie.

Dans le district de Wakiso où la plupart des victimes ont été trouvées, peu d’habitantes pensent que les meurtres vont s’arrêter.

Nous vivons dans la peur. Nous ne pouvons plus cultiver nos fermes parce que nous avons peur d'être attaquées au travail. Nous dormons à peine la nuit parce que nous devons rester vigilantes et quand il pleut, vous ne pouvez pas entendre clairement ce qui se passe à l'extérieur.

“Nous avions l’habitude d’entendre parler de meurtres de ce type dans d’autres endroits jusqu‘à ce qu’ils arrivent à notre propre population. C‘était terrible quand nous nous sommes réveillés un matin et notre propre amie avait disparu. Nous l’avons cherchée, et nous n’avons retrouvé que son corps mutilé et jeté près des casernes militaires.’‘ Témoigne Aida Nakimera, amie de la victime.

Le gouvernement a pris la défense de la police, qui a déclaré avoir arrêté 30 suspects et interpellé 13 d’entre eux, énumérant les motifs possibles allant de la dispute domestique à des agressions sexuelles en passant par des meurtres rituels liés à des sacrifices humains.

“Nous avons augmenté nos patrouilles, à la fois nos patrouilles motorisées et pédestres, bien sûr, soutenues par la communauté en ces zones. Nous avons popularisé le système de surveillance du quartier.” Explique le porte-parole de la police métropolitaine, Emilian Kayima.

Pour marquer leur soutien, les députés ont marqué un arrêt de travail de deux jours après la découverte d’un 20e corps, afin de mettre la pression sur les ministres qui auraient selon eux délibérément évité le sujet lors des consultations nationales au parlement.

Beaucoup de résidents soupçonnent que les victimes de meurtre sont tuées ailleurs et les corps ont ensuite jetés.

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