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25.000 nouveaux réfugiés centrafricains en RDC

25.000 nouveaux réfugiés centrafricains en RDC

République démocratique du Congo

Quelque 25.000 personnes ont fui de récentes violences en Centrafrique en se réfugiant dans une zone isolée du nord de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué mercredi un responsable humanitaire des Nations unies.

Ces réfugiés ont fui des affrontements entre des groupes armés non identifiés début septembre à Zémio, à quelque 733 km à vol d’oiseau au sud-est de la capitale Bangui, sur la frontière avec la RDC.
I
ls se trouvent “dans un endroit vide de toute autorité. Il n’y a pas de réseau, pas de route”, a expliqué Joseph Inganji, directeur pour la Centrafrique du Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha). “L‘église a été saccagée à Zémio. Un groupe armé occupe l‘évêché”, a-t-il avancé, sans donner de bilan humain.

La ville de Zémio est en proie à une insécurité grandissante : un prêtre y a été tué “dans des circonstances pas claires”, selon Mathieu Bondobo, vicaire général de Bangui, précisant que le père Louis Tounganyessi était “suspendu du diocèse de Bangassou”, pour des raisons inconnues.

Condamnant ce “crime lâche”, la coordinatrice humanitaire en Centrafrique, Najat Rochdi, a demandé aux groupes armés de “cesser les hostilités et d’attaquer les civils”.

Zémio a déjà été frappée par les violences en juin et en août, provoquant des morts et une première vague de déplacés internes.

Le responsable d’Ocha affirme “avoir tout le matériel et les équipes” prêts à intervenir sur Zémio, mais “il n’y pas la sécurité nécessaire pour les équipes humanitaires”. En juillet, la plupart des ONG ont suspendu leur activité en raison du climat sécuritaire ; et la moitié de la population centrafricaine dépend de l’aide humanitaire selon les Nations unies.

La Centrafrique subit depuis plusieurs mois une recrudescence d’affrontements entre groupes armés, avec en ligne de mire le contrôle des ressources naturelles et des zones d’influence. Dans l’extrême sud-est frontalier de la RDC et du Sud-Soudan, cette violence a pu être attisée par le retrait de forces spéciales américaines et de l’armée ougandaise en avril.

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