Kenya
La Cour suprême annule les résultats de la présidentielle pour des irrégularités.
Les irrégularités ont conpromis l’intégralité du scrutin présidentiel a déclaré la Cour surpême dans son jugement de validité de l‘élection présidentielle du 8 août remportée par le président sortant Uhuru Kenyatta mais que l’opposition a constesté devant sa juridiction.
Contre toute attente, elle a ordonné vendredi la tenue d’une nouvelle élection présidentielle d’ici 60 jours, déclarant “invalide” le résultat du scrutin du 8 août .
Le juge président a soutenu que la Commission électorale a “échoué, négligé ou refusé” de conduire les élections en accord avec la Constitution, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats.
Élu pour la première fois en 2013, Uhuru Kenyatta a été proclamé vainqueur par la Commission électorale (IEBC) le 11 août avec 54,27% des voix contre 44,74% pour l’ opposant Raila Odinga déjà battu en 1997, 2007 et 2013.
Dès le lendemain du scrutin, la coalition d’opposition Nasa avait dénoncé des fraudes et s‘était résolue le 18 août à saisir la Cour suprême. Le jugement rendu par l’instance composée de sept juges est définitive. Cepandant, l’IEBC disposera de 60 jours pour en organiser un nouveau scrutin.
La Cour suprême joue là une partie de sa crédibilité. En 2013, déjà saisie par Raïla Odinga, elle avait été critiquée pour la manière dont elle l’avait débouté en usant d’une jurisprudence discutable et en multipliant les arguties procédurales.
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