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La prolifération des groupes armes en RCA inquiète

La prolifération des groupes armes en RCA inquiète

République Centrafricaine

En Centrafrique, les alliances de groupes armés accusés d‘être à l’origine des de flambées de violence par une enquête américaine.

La prolifération des groupes armés en Centrafrique au centre des inquiétudes de la communauté internationale. Selon un rapport d’un groupe de réflexion américain publié jeudi, ces groupes constituent une vraie menace pour le pays. « Ces groupes ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique un élément central de leur stratégie », explique Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires. Un constat qui fait suite aux mises en garde de l’ONU sur les risques d’un génocide alors que les violences ont monté d’un cran ces derniers mois.

A l’origine de ces luttes fratricides, le contrôle des ressources naturelles du pays riche en or et diamants. « Ce rapport est le fruit de plus d’un an de recherche et de collecte d’information sur le terrain auprès d’acteurs centrafricains, notamment certains leaders et combattants de groupes armés et d’auto-défense, ainsi que d’acteurs internationaux », selon son auteur.

Depuis 10 mois, l'alliance formée par trois factions de l'ex-Seleka et un groupe anti-balaka est à l'origine de l'essentielle des flambées de violence en Centrafrique.

Le document du think tank américain estime que la lecture confessionnelle du conflit n’est plus la seule valable, soulignant notamment l’importantce des « alliances ponctuelles entre certains groupes autrefois ennemis selon un agenda politique propre ».

Les experts accusent, par exemple, l’alliance de trois groupes de l’ex-Seleka et un anti-balaka d‘être, en grande partie, à l’origine des flambées de violence en Centrafrique. « Depuis 10 mois, l’alliance formée par trois factions de l’ex-Seleka et un groupe anti-balaka est à l’origine de l’essentielle des flambées de violence en Centrafrique », explique ainsi Nathalia Dukhan, auteur du rapport. « En contrôlant de larges parties du territoire, ces chefs de groupes armés ont imposé un système qui leur bénéficie ainsi qu‘à leurs soutiens, au détriment de la population », poursuit le rapport.

Depuis le mois de juillet les combats ont fait plus de 45 morts et plusieurs milliers de nouveaux déplacés.

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