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RDC : journée ville morte, Kinshasa tourne au ralenti

RDC : journée ville morte, Kinshasa tourne au ralenti

République démocratique du Congo

A l’appel de l’opposition, le mot d’ordre des journées “ville morte” a été partiellement suivi dans le pays ce mardi matin.

Sans être à l’arrêt total, l’activité tournait au ralenti en matinée dans la capitale Kinshasa où l’opposition avait invité les habitants à rester chez eux pour paralyser l‘économie. Les deux-tiers des commerces étaient fermés, de même que les banques. La circulation dans la mégapole aux 10 millions d’habitants était plus fluide qu’un jour de semaine ordinaire, et les bus des transports publics moins bondés qu‘à l’accoutumée, sous l’œil d’une importante présence militaire et policière.

“Tout est fermé. La ville est paralysée. C’est pour que (le président de la Commission électorale) Corneille Nangaa sorte un calendrier global pour les élections”, a déclaré à l’AFP un Kinois, Kiki Kalombo.

A Lubumbashi (sud-est), capitale économique aux quatre millions d’habitants, le grand marché aux poissons était fermés après des incidents impliquant des jeunes manifestants dispersés par la police et l’armée. Dans les autres quartiers, le chef-lieu du Katanga présentait un aspect ordinaire.

“La politique des villes mortes n’a jamais donné les résultats escomptés. Mon commerce est fermé. J’ai perdu des clients. L‘économie du pays est par terre”, affirme Alexandre, propriétaire d’un dépôt de poisson, qui préférerait un “homme fort” pour faire partir le président Kabila.

A Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dans l’est du pays sous tension depuis 20 ans, un déploiement important de la police anti-émeute était visible aux grands carrefours. Quelques dizaines de jeunes ont tenté de  barricader les rues avec des pierres.

A Kananga, principale ville du Kasaï, région qui subit des violences depuis un an et fief de l’opposition, les banques, stations-service et commerces fonctionnaient normalement, selon un autre correspondant de l’AFP. La vie était également normale à Bukavu (Sud-Kivu), Bunia et Kisangani, grande ville du nord-est.

Restriction sur les réseaux sociaux

A la veille de ces deux journées[mardi et mercredi], et après les violences lundi dans la capitale qui ont fait près de 12 morts, les cinq opérateurs de téléphonie mobile ont été priés de prendre des “mesures techniques préventives susceptibles de réduire au strict minimum la capacité de transmission des images” sur la toile.

Une lettre de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC) énumère 18 réseaux sociaux concernés dont Facebook, Whatsapp, Twitter, Google+, LinkedIn, Badoo…

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Avec AFP

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