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Le Cameroun rend hommage au victime du naufrage d'un navire militaire

Le Cameroun rend hommage au victime du naufrage d'un navire militaire

Cameroun

Les drapeaux sont restés en berne au Cameroun vendredi et samedi pour respecter les deux jours de deuil national en hommage aux victimes du naufrage d’un navire de l’armée survenue le 16 juillet 2017 et qui a onze morts et 23 disparus.

L‘émotion était aussi grande que la solennité de l‘événement. Le Cameroun a rendu vendredi un vibrant hommage aux victimes du naufrage d’un navire de l’armée le 16 juillet dernier. Un deuil national de deux jours a été décrété par le président Paul Biya. Une cérémonie en hommage des victimes dont la plupart sont militaires, a été organisée vendredi à Douala, en présence du ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo et de l‘État major des armées.

Les cercueils de onze victimes (neuf militaires, un policier et un civil) ont été présentés et décorés à titre posthume. Un geste consolateur pour leurs proches. « Cela nous a réconfortés que l’État n’ait pas oublié les familles. Cet hommage, vraiment cela nous a réchauffé le cœur. C’est vrai, c’était plein d’émotions, c’était grandiose, on remercie l’État pour cet hommage rendu à nos forces qui sont tombées au champ de bataille », déclare Aghate Emate, parente d’un disparu. « Nous allons transmettre cette tristesse à nos populations pour que nous vivions cela ensemble. Parce que c’est également là un signe de solidarité et de fraternité pour l’ensemble des Camerounais », poursuit Ebale Ekwala, chef traditionnel.

Que l’État s’occupe des veuves, des enfants parce que, moi, je suis une veuve. Par exemple, si mon frère ou mon mari est tombé au champ de guerre comme cela, j’attends que le gouvernement soutienne les veuves et les orphelins parce qu'en ce temps-là, nous sommes seuls.

Le cris du cœur d’une veuve

Mais, pour ces familles des victimes, le plus dure reste sans doute à venir. Certains s’en remettent donc à l‘État pour qu’il n’oublie pas que leurs proches sont tombés en mission et ont laissé derrière eux des veuves et des enfants. « Que l’État s’occupe des veuves, des enfants parce que, moi, je suis une veuve. Par exemple, si mon frère ou mon mari est tombé au champ de guerre comme cela, j’attends que le gouvernement soutienne les veuves et les orphelins parce qu’en ce temps-là, nous sommes seuls. », plaide Stéphanie Massoma, veuve d’une victime.

23 personnes toujours portées disparues

Le navire qui était parti de Limbé, ville du sud-ouest du pays, avait chaviré avant Bakassi, sa destination finale. 37 personnes, militaires et civils, se trouvaient à son bord au moment du drame. Mais, seules trois ont pu être sauvées alors que seulement onze corps sur les 34 ont été repêchés. 23 sont toujours portées disparues. L’armée a indiqué que les recherches se poursuivent pour extraire le reste des dépouilles du navire qui se trouve à 35 mètres au fond de l’eau, selon elle. Un « déséquilibre » et « une mauvaise météo » seraient la cause de la tragédie.

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