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Le Premier ministre sénégalais rejette les accusations de fraudes

Le Premier ministre sénégalais rejette les accusations de fraudes

Sénégal

Tête de liste de la coalition présidentielle pour les élections législatives sénégalaises de ce dimanche 30 juillet 2017, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a rejeté les accusations de fraudes lancées par l’opposition.

Ce vendredi dernier jour campagne pour les législatives de dimanche au Sénégal. Mais, la tension est encore vive dans le pays où des problèmes dans la distribution des cartes d‘électeur laisse planer des soupçons de fraudes, selon l’opposition. Des accusations battues en brèche par le Premier ministre, par ailleurs tête de liste de la coalition présidentielle, en meeting jeudi à Guédiawaye, dans la banlieue de la capitale, Dakar. « Nous sommes des démocrates. Le président Macky Sall est un démocrate. Parler de fraude dans ce pays relève de l’illusion, relève de l’illusion. Sinon, Abdoulaye Wade n’aurait jamais quitté le pouvoir. Il l’a quitté après un 23 juin sanglant, mais le peuple a été debout et l’a mis dehors. C’est ça, la réalité. », a assuré le chef du gouvernement sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dionne devant ses militants.

« Un précédent dangereux pour notre démocratie »

Parler de fraude dans ce pays relève de l'illusion, relève de l'illusion. Sinon, Abdoulaye Wade n'aurait jamais quitté le pouvoir. Il l'a quitté après un 23 juin sanglant, mais le peuple a été debout et l'a mis dehors.

Une décision du Conseil constitutionnel autorise jeudi les électeurs n’ayant pas reçu leurs cartes d‘électeur à voter avec leurs récépissés, après une saisine du président Macky Sall. Une décision dénoncée par l’opposition, notamment la coalition Mankoo Taxawu Senegaal, principale rivale de la coalition au pouvoir. « Mankoo Taxawu Senegaal exprime sa vive indignation et rejette cette décision inique du chef de l’État qui viole la loi électorale et confirme en même temps sa volonté de fraude massive sur l’étendue du territoire national et dans la diaspora », ont fustigé les partisans du maire de Dakar Khalifa Sall, actuellement en prison pour détournements présumés de deniers publics. Ils dénoncent ainsi une mesure « qui aide le président de la République dans son permanent chantier d’installation d’une dictature dans ce pays à travers cette décision qui constitue un précédent dangereux pour notre démocratie ».

Plus de six millions de Sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire 165 députés. Ces élections législatives mettent aux prises 47 partis, coalitions de partis et d’indépendants. Une première.

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