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Centrafrique : les victimes de crimes "ne seront jamais abandonnées" (procureur Cour spéciale)

Centrafrique : les victimes de crimes "ne seront jamais abandonnées" (procureur Cour spéciale)

République Centrafricaine

Le procureur de la Cour pénale spéciale (CPS), Toussaint Muntazini, a affirmé lundi que “les victimes meurtries” de Centrafrique “ne seront jamais abandonnées”, dans sa première prise de parole publique depuis sa prestation de serment, le 30 juin.

“Nous sommes venus dire aux victimes meurtries de ce pays qu’elles ne seront jamais abandonnées”, a déclaré le procureur congolais de la CPS, qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.

“La Cour pénale spéciale, par ma voix, tient à prévenir tous ces bourreaux du peuple centrafricain qu’elle n’est ni aveugle, ni sourde, par rapport à tous ces crimes atroces qui ont endeuillé ce pays”, a-t-il dit, ajoutant que “leurs auteurs seront traqués jusqu’à leur dernier retranchement”.

Le procureur de la CPS s’exprimait à Bambari (centre) à l’occasion de la journée internationale de la justice, en présence de la presse.

Nous déclarons solennellement que le temps de la justice et de la vérité est arrivé et que, très bientôt, la peur va changer de camp.

La Cour pénale spéciale, créée légalement en 2015 mais pas encore opérationnelle, comptera 11 juges étrangers – parmi lesquels ont déjà été nommés une Française, une Burkinabè et un Canadien – ainsi que 13 juges centrafricains, pour un total – en comptant le procureur – de 25 magistrats.

“Nous déclarons solennellement que le temps de la justice et de la vérité est arrivé et que, très bientôt, la peur va changer de camp”, a encore déclaré le magistrat.

La Cour devrait commencer ses enquêtes vers le mois d’octobre 2017 pour des raisons techniques, le temps notamment de mettre en place le règlement de procédures et de preuves, et pour les autres magistrats de s’installer à Bangui et de prêter serment.

En mai, l’ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi “les plus abominables” commis par l’armée ou des groupes armés en Centrafrique entre 2003 et 2015.

AFP Crédit photo : La Renaissance
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