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Apartheid : 20 ans après, des prisonniers demandent l’amnistie

Apartheid : 20 ans après, des prisonniers demandent l’amnistie

Afrique du Sud

Emprisonnés à la fin de l’apartheid (1991), des centaines de Sud-africains noirs demandent l’amnistie pour leurs crimes.

Braquages et des meurtres commis selon eux pour lutter contre le régime raciste blanc. Mais rares sont ceux qui obtiennent leur libération, même conditionnelle. Et plus de 20 ans après, des centaines de personnes sont toujours incarcérées.

“C’est une injustice. Les juges devraient reprendre ces affaires depuis le début, avec un œil neuf, et les considérer comme des prisonniers politiques. Parce que leurs actes étaient fondés sur la conviction qu’ils changeaient la société.” Selon Jackie Seroke, militant du Congrès panafricain (PAC).

“Regardez où nous en sommes, c’est tellement triste tous ces gens encore en prison, comme mon père… Ils se sont sacrifiés pour rien, à moins que le changement soit encore à venir ?’‘ Ajoute Thato Chepape, fille d’un militant du PAC toujours en prison.
 
Enfin libre… Ou presque. Après 27 ans derrière les barreaux, Kenny Motsamai est rentré chez lui, avec un bracelet électronique. Condamné à la prison à vie pour le meurtre d’un policier blanc en 1989, il considère son crime comme politique.

“Je n’ai pas éprouvé de remords d’avoir tué cet homme. Aucun homme blanc n’est jamais venu au gouvernement ou à la télévision pour dire ‘‘nous sommes en démocratie, nous en profitons tous, et nous avions tort de vous oppresser. Nous avons tué, massacré beaucoup de Noirs, et nous présentons nos excuses pour que ce que nous avons fait .” S’indigne-t-il.

Le cas de Kenny Motsamai lui a toutefois rendu un peu d’espoir : cet ancien compagnon d’armes du PAC a été libéré alors qu’il avait été pour le meurtre d’un policier blanc lors d’un hold-up commis en 1989.

Plusieurs dossiers sont considérés comme oubliés ; notamment celui de Percy Chepape, père de trois enfants, juge disproportionnée la peine qui lui a été infligée.

Sur plus de 2.100 candidats au pardon, le département sud-africain de la Justice a à l‘époque retenu 149 noms, pour l’essentiel des militants du Congrès panafricain.

Des oubliés de la Commission vérité et réconciliation, qui avait réexaminé les crimes de l‘ère de l’apartheid jusqu’en 1998 et abouti, dans certains, à une amnistie.

Nombreux sont ceux qui attendent toujours de passer en jugement ou des nouvelles de leurs dossiers derrière les barreaux.

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