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Centrafrique : nouveau rapport de Human Rights Watch sur "les meurtres impunis" des groupes armés

Centrafrique : nouveau rapport de Human Rights Watch sur "les meurtres impunis" des groupes armés

République Centrafricaine

C’est un rapport accablant publié mercredi par L’ONG internationale Human Rights Watch a recensé les “crimes de guerre et les crimes contre l’humanité” commis par les groupes armés en Centrafrique entre 2014 et 2017.

“Les meurtres de civils, les agressions sexuelles et la destruction de villages ont été au cœur des tactiques de combat des forces de la Séléka et anti-balaka”, dénonce le rapport, qui documente les crimes commis par l’ex-coalition musulmane de la Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka.

Au total, 566 meurtres de civils au cours d’attaques et 144 dans la brousse sont documentées dans le rapport de l’ONG ; par ailleurs, plus de 4 200 maisons ont été détruites.

Des chiffres susceptibles de ne représenter qu’une partie des crimes commis au cours de cette période, car il n’existe aucun bilan exhaustif des décès et des destructions”, souligne le texte, qui ajoute que “pas un seul combattant ni un commandant n’a été détenu, arrêté ou autrement tenu de rendre des comptes”.

En mai, l’ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi “les plus abominables” commis par l’armée ou des groupes armés en Centrafrique entre 2003 et 2015.

Les témoignages avancés dans le rapport de HRW, ainsi que ceux du rapport de l’ONU, “sont soumis à la compétence de la Cour Pénale Spéciale (CPS)”, qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.

Son procureur a prêté serment à Bangui le 30 juin ; la CPS devrait commencer ses enquêtes vers le mois d’octobre 2017.

La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l’ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka.

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