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Sommet de l'UA : le Nigeria obtient un consensus entre le Maroc et la République arabe sahraouie

Sommet de l'UA : le Nigeria obtient un consensus entre le Maroc et la République arabe sahraouie

Nigéria

Le Nigeria est parvenu à désamorcer les tensions lors du 29e sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert ce lundi, entre le Maroc et la République arabe sahraouie.

Lors des travaux préparatoires, la semaine dernière, le Maroc et le Front Polisario s‘étaient de nouveau heurtés sur l‘épineuse question la République arabe sahraouie.

Ce regain de tension est survenu lorsque le Comité des représentants permanents (COREP) – l’assemblée des ambassadeurs de chaque pays auprès de l’UA – a adopté un rapport recommandant l’envoi d’une “mission d’évaluation des droits de l’Homme dans les territoires occupés de la RASD”. Une clause du rapport que le Maroc a demandé à amender, ou tout simplement à supprimer, contestant de fait le terme “territoire occupé”.

Le Nigeria qui s‘était alors posé en médiateur, a essayé de trouver une parade qui pourrait contenter les deux camps. Dimanche, une nouvelle mouture du texte a donc été adoptée par le Conseil exécutif de l’Union africaine – l’assemblée des ministres des Affaires étrangères. Cette nouvelle version relève que “quelques délégations ont proposé l’envoi d’une mission dans le territoire connu à l’ONU comme Sahara occidental et à l’UA comme RASD. Puis de préciser que “d’autres délégations ont exprimé leur opposition ferme à cette mission”.

Le problème, ce n’est pas les commissions d’enquête sur les droits de l’Homme. Le problème, c’est que le Maroc occupe une partie du territoire d’un pays membre. Aujourd’hui, 55e membre de l’UA, il doit se comporter comme membre qui a ratifié l’Acte constitutif qui interdit d’occuper le territoire

“J’ai rencontré les représentants du Maroc et de la RASD hier soir. On a réussi à trouver une solution acceptable. Les deux ministres étaient très soulagés”, s’est réjoui Geoffrey Onyeama, le ministre nigérian des Affaires étrangères.

Une petite victoire pour le Maroc qui a salué la prise en considération de sa position, mais également la suppression de l’expression controversée “territoire occupé”. Quant au Front Polisario, s’il se satisfait du rétablissement de la Commission des droits de l’Homme et des peuples dans ses fonctions et dans son mandat, il regrette toutefois que la mention “territoire occupé” ait été enrayée.

“Le problème, ce n’est pas les commissions d’enquête sur les droits de l’Homme. Le problème, c’est que le Maroc occupe une partie du territoire d’un pays membre. Aujourd’hui, 55e membre de l’UA, il doit se comporter comme membre qui a ratifié l’Acte constitutif qui interdit d’occuper le territoire des autres”, a déclaré face à la presse l’algérienne Mohamed Ould Salek, le ministre des Affaires étrangères du Polisario.

L’Union africaine a donc encore fort à faire pour taire définitivement les querelles entre les deux belligérants. D’ailleurs, l’UA, par la voix de la présidente de la Commission des droits de l’homme, la Sud-Africaine Faith Pansy Tlakula, a annoncé “un dialogue constructif avec l’État concerné sur la mission susmentionnée”, écrit-elle dans le rapport. Aucune précision cependant sur l‘État dont il s’agit : le Maroc ou la République arabe sahraouie.

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