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Centrafrique : la faune, victime du conflit en cours

Centrafrique : la faune, victime du conflit en cours

République Centrafricaine

Le conflit dont est victime la Centrafrique ne laisse pas de répit aux animaux de la réserve du Dzanga-Sangha, située à plus de 500 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Bangui.

Cette réserve protégée abrite 3.400 éléphants forestiers, ainsi que des gorilles, des chimpanzés et d’autres espèces sauvages et végétales.
L’une des principales attractions du parc a été le Programme d’habitation des primats (PHB).

Le site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO reçoit de mons en moins de visiteurs du fait de la guerre qui sévit dans le pays depuis 2013.

‘‘Malheureusement après la guerre, et même avant la guerre, il y a eu beaucoup d’alerte sécurité. Mais le problème n’a jamais vraiment affecté la partie sud du pays, mais plutôt les touristes. Le tourisme a été très affecté, nous avons traversé une très mauvaise phase dûe à l’absence de touristes.’‘ Se désole la chercheuse anglaise Françisca KASSADI.

Pour voir les éléphants, nous regroupons tous les touristes ensembles ici à la section d'accueil, puis nous leur fournissons des informations et les informons sur ce qu'ils peuvent ou ne peuvent pas faire pendant la randonnée.

Dirigé par le gouvernement et avec le soutien financier et technique de la Fédération mondiale de la faune, le site attirait autrefois plus de 500 touristes chaque année et faisait vivre les résidents de la ville de Bayanga qui abrite le parc. L’activité économique est aujourd’hui en nette baisse et les opportunités rares.

Le site a été pillé trois fois en un mois et le Fonds mondial pour la nature a dû retirer son personnel.

De nombreux habitants de Bayanga comme Blandine SEREBABANA gardent l’espoir d’un retour à une activité touristique intense.

‘‘Plus de touristes doivent venir et les résidents doivent changer leurs habitudes et cesser de tuer des animaux afin que les touristes puissent revenir et aussi, pour que l‘État bénéficie des revenus du tourisme’‘.

Les récentes vagues de violences entre milices ont fait environ 300 morts, 200 blessés et 100.000 déplacés en mai dernier selon le dernier bilan du gouvernement et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

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