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RD Congo - Violences au Kasaï : 3 383 personnes tuées, 20 villages détruits... selon l'Église catholique

RD Congo - Violences au Kasaï : 3 383 personnes tuées, 20 villages détruits... selon l'Église catholique

République démocratique du Congo

Première grande sortie de l‘Église catholique congolaise sur les violences qui secouent le Kasaï depuis septembre 2016.

Dans un communiqué publié ce lundi, la nonciature apostolique de Kinshasa donne dans les détails les dégâts occasionnés par cette violente crise, la pire crise humanitaire qu’ait connue la République démocratique du Congo depuis cinq ans selon le Bureau du haut commissariat aux droits de l’homme en RDC.

Les données qui proviennent de “sources ecclésiastiques sûres, à partir du 13 octobre 2016, date de la première attaque d’une paroisse”, font état de 3 383 décès signalés dans le cadre de la crise dans l’espace kasaïen.

Vingt villages au total ont été entièrement détruits, dont 10 par les forces armées de la RDC (FARDC), 4 par les miliciens et les 6 autres par des auteurs inconnus. 3 698 habitations privées ont par ailleurs été détruites lors des affrontements, souligne le communiqué.

Pour ce qui est de l‘Église catholique à proprement dit, elle affirme avoir des centaines d’infrastructures endommagées. Parmi elles, 60 paroisses endommagées ou fermées, 141 écoles catholiques endommagées ou fermées, 31 centres de santé endommagés ou fermés, ou encore 5 séminaires endommagés ou fermés. À cela s’ajoutent l’enlèvement de sept ecclésiastiques – tous libérés sains et saufs – et l’exil de deux évêques.

Selon le vice-président de la Conférence épiscopale catholique congolaise (Cenco), les violences dans le Kasaï constituent une “crise humanitaire majeure” qui découle d’une “instrumentalisation politique et de la pauvreté”.

Depuis le déclenchement des violences dans la région du Grand Kasaï suite la mort du chef Kamuina Nsapu en août 2016, de graves violences y sont répertoriées par l’ONU et le gouvernement congolais. Si l’ONU accuse les rebelles de recruter des enfants et d’avoir commis de nombreuses atrocités, elle reproche cependant un usage excessif de la force de l’armée congolaise.

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