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Procès "biens mal acquis": Teodorin Obiang conteste la légitimité de la justice française

Procès "biens mal acquis": Teodorin Obiang conteste la légitimité de la justice française

France

Le Vice-président et fils du président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, accusé de s‘être frauduleusement constitué un patrimoine considérable en France, a vivement contesté lundi via ses avocats, la légitimité de la justice française à le juger, au premier jour de son procès à Paris.

Cet ancien ministre de l’Agriculture et des forêts Equato-guinéen est également accusé de blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption.

Plusieurs partis d’opposition, ainsi que des groupes de défense des droits humains exigent que justice soit faite avec impartialité dans ce procès. Salomon OBESO est le président de la coalition pour la restauration de la démocratie (cored) en Guinée Équatoriale.

“Il a fait assassiné plus de 310 personnes assassinées pour se maintenir au pouvoir. Et son fils a gaspillé tout l’argent de la Guinée équatoriale dans le monde entier, comme vous le savez, Avenue Foch, Malibu, Brésil, à droite et à gauche. La partie civile de la Guinée équatoriale qui représentée par 19 partis politiques, tout le monde est ici aujourd’hui pour que la justice soit faite’‘.

Cela revient de fait à créer une compétence de juridiction universelle pour la justice française. C'est un problème juridique majeur. La France "s'exposerait à une saisine du Conseil des sécurité des Nations unies", dans ce cadre.

Devant le tribunal, l’un des avocats français du prévenu Emmanuel Marsigny, a demandé une nouvelle fois, sans succès un report de l’audience, attaquant tous azimuts la possibilité d’un tel procès qui selon lui ne peut se tenir en l‘état.

Sur le fond, il estime que Teodorin Obiang ne peut être jugé pour blanchiment car il faudrait justement que la justice française détermine si l’argent accumulé dans son pays par le prévenu pour effectuer ses dépenses est d’origine licite ou non, c’est-à-dire juger un étranger pour des faits commis à l‘étranger.  

En refusant le report du procès, le tribunal a rejeté cette analyse, estimant que la procédure en cours devant la CIJ rendait “impossible” de mettre en oeuvre une éventuelle peine de confiscation, mais pas de la prononcer. 

La justice française le soupçonne d’avoir assouvi ses goûts de luxe en puisant dans les caisses de son petit pays, où bien des habitants vivent avec moins de deux dollars par jour.

“Tout d’abord, ce que nous attendons de ce procès, c’est qu’il se tienne et il va se tenir. Vous savez, les mêmes qui violent le procès équitable dans leur pays, Qui maltraitent les adversaires, les persécutent, les torturent, instrumentalisent les instruments d’un procès équitable pour essayer d’organiser leur impunité, c’est ça qui donne la nausée’‘. Confie WILLIAM BOURDON, avocat représentant Transparency International.

La Guinée équatoriale a saisi la CIJ pour contester la légitimité de la France à juger le fils du président, qui est vice-président du pays.

Teodorin (qui est le premier dirigeant africain appelé à comparaître dans l’affaire dite des “Bien mal acquis), encourt jusqu‘à dix ans d’emprisonnement et une amende qui pourrait atteindre quelque 50 millions d’euros.

Le procès devrait prendre fin le 6 juillet.

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