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Mali : une réforme constitutionnelle qui ne convainc pas l'opposition

Mali : une réforme constitutionnelle qui ne convainc pas l'opposition

Mali

Le Mali s’achemine vers un référendum après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi portant révision de la Constitution. Un projet décrié par l’opposition malienne.

L’Assemblée nationale malienne avalisait ce samedi la loi portant modification de la Constitution. Ils étaient notamment 111 députés à voter pour et 35 à voter contre. Le texte, tel que formulé ne fait nullement mention d’une révision du mandat présidentiel jusque-là établi à cinq ans renouvelables une fois.

Toutefois, il devrait déboucher sur la création d’un Sénat qui sera institué en chambre haute du parlement aux côtés de l’Assemblée nationale. Ce sera alors au chef de l‘État Ibrahim Boubacar Kéita de nommer le tiers des membres de ce Sénat.

Pour l’opposition, cette clause pose problème. Plusieurs partis estiment que c’est aux Maliens de désigner leurs sénateurs et non au chef de l‘État de les nommer.

Ce n’est nullement un renforcement du pouvoir du président de la République parce que la Constitution dégage les grands principes. Mais les lois organiques complètent la Constitution.

“Naturellement, cela donne une possibilité, beaucoup de pouvoir au président de la République qui non seulement va arracher au gouvernement la mission de la détermination de la politique de la Nation, il va nommer des sénateurs”, déclarait à RFI Mody Ndiaye, président du groupe parlementaire d’opposition Vigilance républicaine et démocratique (VRD).

Autre faille relevée par les opposants au pouvoir de Bamako, le fait que le texte ait été rédigé par un cabinet français recruté par le gouvernement et non par des fonctionnaires maliens.

Mais pour le pouvoir, il n’y pas de quoi s’alarmer. Car après l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale, le texte sera soumis à référendum le 9 juillet 2017. Aussi, précise le président de la Commission des lois, Zoumana N’tji Doumbia, “ce n’est nullement un renforcement du pouvoir du président de la République parce que la Constitution dégage les grands principes. Mais les lois organiques complètent la Constitution”, a-t-il déclaré sur RFI.

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