Mali
Dans un communiqué dévoilé ce mercredi, l’opposition malienne pointe “l’immobilisme” de l’exécutif malien et dépeint les maux qui guettent le Mali sur le plan sécuritaire.
Cent trente-cinq personnes, dont 40 militaires maliens, sont mortes entre janvier et mai 2017 dans des attaques djihadistes, c’est le bilan que dresse le Parti pour la Renaissance nationale (PARENA, opposition).
À côté des meurtres, le Parena fait remarquer les assauts contre plusieurs écoles, notamment dans la région de Mopti, dans le centre du pays où 300 écoles ont déjà fermé leurs portes.
Pour ce parti d’opposition, cela est un danger pour la jeunesse de cette partie du Mali, qui se voit ainsi laissée à la merci des djihadistes. “Ces actes de violence d’un genre nouveau confirment, s’il en était besoin, l’aggravation de la situation dans cette partie du territoire malien”, écrit le parti dans son communiqué.
Et ce, d’autant que les forces de sécurité, garant de la sécurité, manquent encore d‘équipement. “Malgré les milliards de dotation budgétaire au profit (du ministère) de la Défense et de la Sécurité, une dizaine de brigades de gendarmerie du Centre n’ont pas un seul véhicule”, ajoute le parti.
Dans la note qui s’apparente à un réquisitoire à propos d’une “crise de la gouvernance et de la sécurité au Centre”, le Parena invite le gouvernement à sortir de l’immobilisme, à prendre la mesure de la gravité de la situation et agir de manière à assurer la sécurité des biens et des personnes”.
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