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Burkina : la présidence de la République épinglée dans un rapport sur la corruption

Burkina : la présidence de la République épinglée dans un rapport sur la corruption

Burkina Faso

L’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) au Burkina Faso vient de remettre son rapport sur les années post-insurrectionnelles au chef de l‘État Roch-Marc Christian Kaboré. Un rapport qui dresse un tableau sombre de la gouvernance des sociétés publiques dans le pays.

Ce sont plus d’une vingtaine d’entreprises de l‘État qui ont fait l’objet d’audit et d’investigation de la part de l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Dans ses conclusions, ASCE-LC révèle des malversations de plus de 31 milliards de francs CFA constatées sur la période post-insurrectionnelle au Burkina Faso, c’est-à-dire à partir de 2015.

Parmi les entreprises auditées, figure en bonne place la présidence de la République qui n’a pas toujours été exemple de bonne gouvernance. “…On ne sait même pas quelles sont les personnes, quels sont les biens de la Présidence du Faso. De la même façon, on ne peut pas être à la Présidence du Faso et faire travailler des prestataires sans contrat. Vous ne pouvez pas non plus donner la gestion des comptes de dépôts à des personnes qui ne sont pas des comptables”, regrette Luc Marius Ibriga, le contrôleur général d’État.

Ce n’est pas la première fois que la ASCE-LC pointe les entités étatiques dans leur gestion des finances. Mais, la plupart des rapports produits jusque-là sont restés nul d’effet. “Nous sommes au regret de constater qu’il y a des dossiers introduits depuis 2009 qui, jusqu’à ce jour, sont en cours d’instruction”.

...on ne peut pas être à la Présidence du Faso et faire travailler des prestataires sans contrat. Vous ne pouvez pas non plus donner la gestion des comptes de dépôts à des personnes qui ne sont pas des comptables.

Toutefois, le contrôleur général d‘État et son équipe accueillent favorablement la création de pôles économico-financiers dont la tâche sera de réprimer les crimes économiques et financiers. Seulement, proposent-ils, il faudrait allier à cela la suppression des procédures lourdes et peu efficaces. Mais également l’adoption d’une loi qui permettra de saisir les biens des personnes ou sociétés accusés de détournement de fonds.

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