Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Réforme constitutionnelle au Bénin : Patrice Talon n'exlut plus de la relancer

Réforme constitutionnelle au Bénin : Patrice Talon n'exlut plus de la relancer

52e Assemblées annuelles de la BAD

Le chef de l‘État béninois Patrice Talon était au rendez-vous des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) en Inde. Notre envoyée spéciale, Afolake Oyinloye en a profité pour lui arracher quelques mots à propos de “son” projet de réforme constitutionnelle qu’il espère relancer au bon moment.

Patrice Talon avait pourtant promis sur la télévision nationale béninoise au lendemain de son échec face à l’Assemblée nationale, qui’il renoncait définitivement au projet de réforme constitutionnelle.. Mais au micro de notre journaliste, il a réitéré tout son attachement à ce texte et glisse qu’il le remettra sur la table au bon moment.

Car, le président béninois en est convaincu, modifier la Constitution serait faire un grand pas pour la bonne gouvernance dans le pays, malheureusement, elle n’a pas eu lieu. Ce fiasco, le chef de l‘État béninois l’impute à l’opposition qui a tout simplement boycotté le projet “sans en prendre connaissance”.

“Le projet n’a pas été examiné, on ne l’a même pas lu, c‘était un Blocage politique
“, tance-t-il. “Dans la démocratie, il y a toujours une opposition, parfois l’opposition a une attitude politique et au Bénin, elle a eu une attitude politique, elle n’a jamais voulu connaître le contenu…”, ajoute le dirigeant.

Le 4 avril dernier, Patrice Talon a été désavoué par le Parlement qui a rejeté son projet de réforme constitutionnelle. Il fallait l’accord des 3/4 des 84 députés, c’est-à-dire 63 voix pour que le texte soit examiné. En définitive seuls 60 députés béninois ont été favorables à l’examen de ce texte.

Finalement, Patrice Talon avait du se résigner à renoncer à son projet qui prévoyait entre autres un mandat présidentiel unique de six ans, le financement public des partis politiques, mais aussi l’interdiction de détention et de garde à vue pour les membres du gouvernement en fonction ainsi que pour le chef de l‘État. Mais peut-être plus pour bien longtemps.