Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Soudan du Sud : les rebelles rejettent le dialogue prôné par le président Kiir

Soudan du Sud : les rebelles rejettent le dialogue prôné par le président Kiir

Sud-Soudan

Au Soudan du Sud, il n’y aura pas de négociations entre gouvernement et rebelles comme l’a annoncé lundi le président Salva Kiir. Les rebelles ont tout simplement balayé d’un revers de la main l’appel du dirigeant sud-soudanais.

“C’est une autre campagne du régime de Juba pour faire échouer le processus de paix”, ont-ils évoqué dans une déclaration. Pour ce qui est du cessez-le-feu unilatéral annoncé par le président soudanais, ses opposants le voient d’un bon œil, mais préfèrent garder leurs réserves, craignant qu’il ne soit pas sincère.

Le mois dernier, l’ONU avait en effet dénoncé le “non-respect flagrant” d’une précédente promesse de cessez-le-feu unilatéral faite en mars par le président Kiir.

(Si) Riek Machar venait, il causerait une nouvelle guerre à Juba. Mais s'il a une délégation de gens en qui il a confiance, qu'il les nomme pour qu'ils viennent à Juba. Nous garantissons leur sécurité.

Lundi, le chef d‘État a déclaré un cessez-le-feu unilatéral et lancé un dialogue national destiné à mettre fin à la guerre civile. Contre toute attente, cependant, ce dialogue national n’inclut pas son vieux viral, l’ancien 1er vice-président Riek Machar, exilé en Afrique du Sud depuis les violents affrontements de juillet 2016 à Juba. En revanche, le gouvernement s’est dit disposé à recevoir une délégation de l’ancien chef rebelle.

“(Si) Riek Machar venait, il causerait une nouvelle guerre à Juba. Mais s’il a une délégation de gens en qui il a confiance, qu’il les nomme pour qu’ils viennent à Juba. Nous garantissons leur sécurité”, a déclaré Salva Kiir pendant une cérémonie en présence de son fidèle allié, le président ougandais Yoweri Museveni.

En décembre 2016 déjà, Juba avait annoncé un dialogue national, lui aussi rejeté par l’opposition qui exigeait que ces pourparlers soient menés par quelqu’un d’autre que le président Kiir.

Deux ans et demi après son indépendance, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3,5 millions de déplacés.

Voir plus