Côte d'Ivoire
Les manifestations des ex-soldats rebelles à Bouaké et Korhogo, villes du centre et du nord de la Côte d’Ivoire dégénèrent. Quatre “démobilisés”, comme ils se font appeler, ont été tués ce mardi par des éléments de la police à Bouaké selon un nouveau bilan communiqué après le décès d’un des blessés.
Ces morts résultent d’affrontements entre policiers et ex-rebelles démobilisés qui bloquaient l’entrée de la ville, réclamant des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d’Ivoire la semaine dernière, a constaté un journaliste de l’AFP.
Une quinzaine d’autres anciens combattants ont par ailleurs été blessés. Les victimes ont été conduites au Centre hospitalier urbain de Bouaké.
“C’est grave ce qui est arrivé”, a affirmé à l’AFP Amadou Ouattara, porte-parole adjoint des “démobilisés”. “Je ne sais que dire. Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse tirer sur des personnes aux mains nues qui manifestaient”.
Estimés à plus de 6 000, les “démobilisés” font partie des soldats qui ont porté Alassane Ouattara au pouvoir lors de la crise postélectorale qui l’opposait à l’ancien président Laurent Gbagbo. Au-delà des primes, ces anciens membres de la rébellion ivoirienne exigent d‘être réintégrés dans les corps militaires et paramilitaires ou encore dans l’administration publique.
Lundi, ils avaient tout simplement balayé l’annonce de réalisation de projets faite par la ministre ivoirienne de la Solidarité, Mariatou Koné.
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