Ethiopie
Le pouvoir ne relâche pas la pression sur les opposants en Éthiopie. Le porte-parole de l’un des principaux mouvements d’opposition Yonatan Tesfaye a été reconnu coupable d’apologie d’actes de terrorisme par un tribunal.
Sa peine devrait être connue le 25 mai prochain. Mais il risque entre 10 et 20 ans de prison, selon les termes de la loi de 2009 qui réprime les propos susceptibles de conduire les citoyens à commettre des actes de terrorisme.
M. Tesfaye a été mis en examen il y a tout juste un an pour des commentaires qu’il avait fait sur les réseaux sociaux en 2015.
Il y accusait notamment le gouvernement d’avoir fait usage d’une force excessive pour réprimer des manifestants.
L’ONG d’origine allemande Transparency International a condamné ce qu’elle qualifie d’“affront ignoble à la liberté des personnes de s’exprimer” tandis que l’avocat de Yonatan Tesfaye a indiqué qu’il interjettera appel.
Avec un Parlement de 547 sièges entièrement acquis au Premier ministre Haile Mariam Dessalegn, l‘Éthiopie est considérée comme un pays politiquement fermé. Le gouvernement a récemment prolongé l‘état d’urgence instauré en octobre 2016 afin de contenir les manifestations violentes dans les régions Oromo et Amhara.
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