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Ouganda : la militante des droits de l'Homme arrêtée pour outrage au chef de l'État a retrouvé la liberté

Ouganda : la militante des droits de l'Homme arrêtée pour outrage au chef de l'État a retrouvé la liberté

Ouganda

Arrêtée le 7 avril pour outrage au chef de l‘État ougandais, Stella Nyanzi a été libérée mercredi par un tribunal de Kampala dans l’attente de son procès qui se tient le 25 mai.

Âgée de 42 ans, Stella Nyanzi avait été arrêtée après avoir posté des commentaires ‘‘crus’‘ sur les réseaux sociaux et visant nommément la ministre de l’Éducation, Janet Museveni, qui n’est autre que l‘épouse du président Yoweri Museveni.

Des attaques que la militante (également universitaire dont le travail porte essentiellement sur la sexualité en Afrique) avait multiplié après le refus du gouvernement à tenir à ses promesses de campagne ; notamment la fourniture gratuite des serviettes hygiéniques aux filles scolarisées du pays.

Lors de son passage devant la justice le 10 avril, elle avait été inculpée – non pour ses charges répétées contre la première dame – pour des commentaires peu amènes envers le chef de l‘état. L’accusation avait pour preuves un des commentaires de l’activiste posté sur Facebook et daté du 28 janvier

dans lequel elle comparait le président, entre autres, à “une paire de fesses”. Une remarque qualifiée d’“obscènee ou indécente” par le tribunal.

Inculpée pour outrage et harcèlement par internet du chef de l’État, elle était depuis maintenue en détention provisoire.

Mercredi, le juge James Mwanda a ordonné sa remise en liberté dans l’attente d’une nouvelle audience le 25 mai qui devra déterminer si Mme Nyanzi, comme le soutient l’accusation, est perturbée mentalement.

Elle est apparue affaiblie au tribunal : selon ses avocats, elle a contracté la malaria en détention et l’examen de son cas a été reporté, le temps pour un médecin d’examiner la prévenue.

Selon l’un de ses avocats, Nicholas Opiyo, elle craint d‘être à nouveau rapidement arrêtée par les services de sécurité. “Nous espérons qu’ils n’essaieront pas de tenter de l’arrêter de nouveau. Ce serait mal avisé et jetterait le discrédit sur l’institution judiciaire”, a-t-il déclaré.

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