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Des dizaines de personnes tuées en Centrafrique par des groupes armés selon un rapport de HRW

Des dizaines de personnes tuées en Centrafrique par des groupes armés selon un rapport de HRW

République Centrafricaine

Un rapport de Human Right Watch rendu public ce mardi affirme que des groupes armés en République centrafricaine ont tué au moins 45 civils au cours des trois derniers mois.

Human Rights Watch (HRW) rapporte que les violences ont éclatées entre deux factions, l’une basée dans le nord de la province de Ouaka ( sud) à majorité musulmane et l’autre faction du sud principalement chrétienne.

l’Organisation des Nations unies qui dispose d’une mission de maintien de sécurité forte de 13 000 dans cette ancienne colonie française à disperser les combattants par des frappes aériennes. Les États-Unis ont eux imposé des sanctions aux différents chefs des milices qui s’affrontaient.

Les factions rebelles se disputent le pouvoir en République Centrafricaine, les populations civiles de tous les côtés sont exposées à leurs attaques meurtrières,” explique Lewis Mudge, chercheur à l’U. S, de la surveillance des droits de l’homme.

Human Right Watch affirme avoir fondé ses chiffres sur des entretiens réalisés avec certains habitants au mois d’avril. Et selon, l’organisation, ce chiffre est probablement plus élevé car des dizaines de personnes sont toujours portées disparues.

À Baboua, ville de l’ouest du pays, des groupes autodéfenses et les peulhs se sont affrontés ce 27 avril au village Nguia. Cet affrontement, selon des sites locaux serait en représailles à la mort d’un habitant.

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement du président François Bozizé par des groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité des 20% de musulmans parmi 4,6 millions de Centrafricains.

La contre-offensive des milices d’autodéfense anti-Balakas, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Suite à l’intervention de la France et des Nations unies, les massacres de masse ont pris fin, mais l‘État reste très peu présent dans un pays où les groupes armés sont responsables d’une recrudescence des violences depuis octobre.

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