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Afrique du Sud : Zuma quitte les célébrations du 1er mai sous les huées

Afrique du Sud : Zuma quitte les célébrations du 1er mai sous les huées

Afrique du Sud

<h3>Le président sud-africain Jacob Zuma a du quitter précipitamment lundi un rassemblement du 1er mai après avoir été hué par la foule, alors qu’il devait prendre la parole.</h3> <p>Le président se préparait à prononcer un discours à Bloemfontein, dans le centre du pays, organisé par la puissante centrale syndicale Cosatu, lorsque des manifestants ont entonné des chants anti-Zuma et demandé sa démission.</p> <p>Les organisateurs ont immédiatement mis fin au rassemblement dans un parc de la ville et aucun autre orateur n’a été autorisé à prendre la parole devant les milliers de participants.</p> <p>Des images de télévision ont montré le président Zuma, quittant précipitamment les lieux dans un convoi de véhicules fortement sécurisé.</p> <p>Des heurts se sont produits entre des participants qui réclamaient la démission de M. Zuma et des sympathisants du président sud-africain, selon des médias locaux .</p> <p>Le président participait au rassemblement aux côtés du président de la Cosatu, Sidumo Dlamini et du secrétaire général du parti communiste sud-africain Blade Nzimande.</p> <p>Les appels au calme des organisateurs ont été ignorés.</p> <p>“Il est triste qu’après un défilé réussi qui a compté avec la participation de nombreux travailleurs, des désordres empêchent le déroulement du programme”, a déclaré Dlamini sur le site News 24.</p> <p>La Cosatu, un partenaire de coalition clé de l’<span class="caps">ANC</span> – Congrès national africain – a appelé le mois dernier à la démission de Zuma après une remaniement ministériel très impopulaire.</p> <p>Le remaniement de cabinet a mis à jour de profondes divisions au sein de l’<span class="caps">ANC</span> et des responsables du principal parti d’opposition de l’Alliance Démocratique (DA) espèrent recruter suffisamment de soutien de députés du parti au pouvoir pour déstabiliser le président.</p> <p>Accusé de piller les deniers publics, le chef de l’Etat est confronté depuis des mois à la grogne croissante de la population.</p> <b><i><span class="caps">AFP</span></i></b>
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