Soudan
Le puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) du Soudan a accusé lundi le Soudan du Sud d’“accueillir” des rebelles qui combattent les forces de Khartoum.
Le NISS s’en est pris au président sud-soudanais Salva Kiir, à son vice-président Taban Deng et à des commandants militaires sud-soudanais pour s‘être réunis la semaine dernière avec des membres de la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) qui se bat contre les forces soudanaises dans les Etats du Nil Bleu et du Kordofan-Sud.
“Ces réunions étaient destinées à entretenir la guerre au Soudan”, a estimé le NISS. “Le Soudan du Sud continue à accueillir des rebelles soudanais”.
Khartoum reproche à son voisin d’entretenir le conflit alors même que le Soudan accueille des centaines de milliers de réfugiés sud-soudanais qui fuient la guerre et la famine dans leur pays. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), plus de 300.000 d’entre eux ont trouvé refuge au Soudan depuis le début de la guerre il y a plus de trois ans.
“Le Soudan ouvre ses frontières aux citoyens sud-soudanais et le gouvernement du Soudan du Sud répond en accueillant des rebelles soudanais”, s’est encore insurgé le renseignement soudanais.
Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011 et a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts, attribuables aux différentes parties au conflit.
Plus de 1,9 million de Sud-Soudanais sont déplacés dans leur pays, plus de 1,7 million sont réfugiés dans les pays voisins, et la famine a été déclarée en février dans certaines zones du nord du pays.
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