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Protestation des parents des lycéennes de Chibok à Abuja

Protestation des parents des lycéennes de Chibok à Abuja

Nigéria

Des parents de lycéennes de Chibok encore captives de Boko Haram, au Nigeria, ont manifesté devant la villa présidentielle à Abuja, la capitale, pour exiger des réponses sur le sorts de leurs filles.

L’attente paraît aussi interminable qu’insupportable. Exaspérés par le mutisme des autorités nigérianes sur le sort de leurs enfants, ces parents des filles de Chibok ont pris d’assaut la villa présidentielle à Abuja, la capitale du Nigeria. Ils sont venus rappeler au chef de l‘État sa promesse de sauver les autres filles encore détenues par Boko Haram. « Nous n’avons aucune fille actuellement, mais la dernière fois, ils en ont ramené 21 et le reste est encore dans la brousse. Il n’y a pas de communication, c’est pourquoi nous sommes venus chez M. le président. Laissez-le nous indiquer le lieu où se trouvent nos filles », lance le révérend Enoch Mark, père d’une lycéenne toujours captive de la secte islamiste.

Les parents qui ont manifesté devant la villa présidentielle n’ont, cependant, pas trouvé sur place le président, mais ils ont pu rencontrer la ministre des Femmes. Dépêchée sur les lieux, Aisha Alhassan parle de surprise et d’incompréhension. « Eh bien, je suis surprise qu’il y ait une protestation des parents des filles de Chibok. Mais tout est sous contrôle maintenant. C’est une mauvaise communication entre le leadership et les parents des filles enlevées qui sont encore dans la forêt », explique-t-elle.

Nous n'avons aucune fille actuellement, mais la dernière fois, ils en ont ramené 21 et le reste est encore dans la brousse. Il n'y a pas de communication, c'est pourquoi nous sommes venus chez M. le président. Laissez-le nous indiquer le lieu où se trouvent nos filles.

Pour l’instant, c’est le mystère autour du sort des autres filles, trois ans après leur enlèvement par les islamistes de Boko Haram. Elles encore près de deux cents à rester entre les mains de leurs ravisseurs qui ont laissé leurs parents dans le désarroi total. Et dans une attente désespérée de leur libération.

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