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3 ans après, le Nigeria se rassemble pour les filles de Chibok

3 ans après, le Nigeria se rassemble pour les filles de Chibok

Nigéria

Trois ans après leur enlèvement par Boko haram le 14 avril 2014, la douleur et l’inquiétude sont toujours aussi présentes dans les familles des filles de Chibok.

Plusieurs rassemblements ont été organisés, à travers le pays. Dans cette ville du nord-est ; parents et proches se sont réunis dans l‘école même où leurs filles ont disparu.

Cela fait aujourd’hui 3 ans et 195 jours que nos filles sont aux mains de leurs ravisseurs. Au cours de la dernière année, 3 ont été retrouvées indirectement à la suite d’opérations militaires dans le nord-est. Le gouvernement fédéral, soutenu par le gouvernement suisse et le CICR (Croix-Rouge), a négocié avec les terroristes pour obtenir la libération d’une autre en octobre dernier. S’est exprimée Aisha Yesufu, à la tête du collectif “Bring Back Our Girls”.

En octobre 2016, 21 jeunes filles ont été libérées, pour certaines avec des enfants nés en captivité, après des négociations entre Boko Haram et le gouvernement, avec l’aide du Comité International de la Croix-Rouge et de la Suisse.

Comment pouvons-nous nous asseoir confortablement, en gagnant le plus en plus d'argent pour n'importe quelle raison, alors que nous laissons ces filles là-bas ?

Cinquante-sept d’entre elles sont parvenues à s‘échapper juste après le rapt, une vingtaine a été libérée, les autres restent introuvables. Relayé par les médias du monde entier, cet enlèvement de masse avait provoqué une vague d’indignation à laquelle de nombreuses célébrités mondiales avaient participé à coups de hashtags #bringbackourgirls (ramenez-nous nos filles).

Les opérations coin jointes du gouvernement et des forces de l’ordre sont restées vaines.

Mesdames et Messieurs, qu’est-ce qui arrête l’armée nigériane ? Qu’est qui arrête la police nigériane ? Qu’est-ce qui empêche toutes les personnes en uniforme de ramener nos filles ? S’est interrogée Grace Alele Williams, professeur de mathématiques.

Les lycéennes de Chibok sont devenues le symbole des dizaines de milliers de personnes encore détenues par Boko Haram.

Elles représentent une précieuse monnaie d‘échange pour négocier avec les autorités, même si Abubakar Shekau a affirmé dans une vidéo de propagande qu’un grand nombre d’entre elles avaient été tuées dans des raids aériens de l’armée nigériane.

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