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Footballeurs africains : les fils sur les traces de leurs pères

Footballeurs africains : les fils sur les traces de leurs pères

Football Africain

La plupart d’entre eux enflamment les championnats européens de football depuis quelques années. Ce talent, ce don, ces valeurs, ils l’ont hérité de leur père. Comme pour illustrer le dicton “tel père, tel fils”. Chez eux, le football est une véritable passion et l’onction se communique dans la famille. Africanews a recensé pour vous quelques joueurs africains dont les parents étaient ou sont encore de véritables stars du ballon rond.

Pierre-Emerick Aubameyang, fils de Pierre François Aubameyang

Dans la famille Aubameyang, le football est un héritage. Catilina (33 ans), Willy (30 ans), et Pierre-Emerick (27 ans) ont décidé de suivre les traces de leur père. Si les deux premiers ne sont pas assez connus, malgré leur statut de footballeur professionnel, le dernier quant à lui connaît un rayonnement extraordinaire.

Né le 18 juin 1989 à Laval (Mayenne, en France), Pierre-Emerick Aubameyang évolue actuellement au poste d’avant-centre au Borussia Dortmund. Grâce à son excellente année en 2015 avec le club allemand et fort de 46 buts marqués toutes compétitions confondues, le capitaine des Panthères du Gabon est sacré footballeur africain de l’année, le 7 janvier 2016, devant l’Ivoirien Yaya Touré et le Ghanéen André Ayew. Après avoir honoré une sélection en équipe de France espoirs en 2009, il choisit, comme son papa, d’opter pour la sélection du Gabon, dont il devient un joueur cadre.

Les statistiques actuelles en club témoignent à suffisance une carrière bien au-delà de celle connue par son géniteur. Cependant, Pierre-Emerick Aubameyang voue une immense admiration à son père, qui comme lui a porté le brassard de la sélection gabonaise. Ce dernier a été vainqueur de la Coupe de l’UDEAC en 1985 avec le Gabon et quart de finaliste de la CAN 1996. En club, il a évolué à son époque aux postes de défenseur ou de milieu défensif dans le championnat français (Le Havre, Toulouse FC, Nice) ou encore en Italie (US Triestina) dans les années 1990.

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André Ayew – Jordan Ayew fils d’Abedi Pelé

Après sa retraite, Abedi pelé (triple Ballon d’Or africain, vainqueur de la Champions League avec Marseille en 1993) continue toujours d’influencer le monde du football à l’international. En tout cas, pas lui personnellement, mais ses deux enfants (André et Jordan Ayew) qui jusqu’ici ont su assurer la relève.

Son fils André a fait ses classes comme lui à Marseille avant de déposer ses valises en Angleterre (West Ham). Il a été récompensé par ses pairs en 2015, meilleur joueur africain de Ligue 1 en France. Il est aussi passé tout près du sacre africain remporté par Aubameyang la même année.

Son frère Jordan Ayew n’a pas encore connu le même rayonnement, mais poursuit son chemin en Angleterre (Swansea) après plusieurs saisons passées dans les clubs français (Marseille, Sochaux, Lorient).

En sélection nationale, André et Jordan ont choisi comme leur père de défendre les couleurs des Blacks Stars du Ghana. Jusqu’ici, ils courent derrière un titre continental. Un titre décroché par leur papa, Abedi Pelé en 1982 avec le Ghana, sélection dans laquelle, il détient le record de buts.

Timothy Weah, fils de George Weah

L’évocation de ce nom de famille rappelle une véritable histoire du football sur le continent et bien au-delà. À 16 ans, le fils de « Mister George » connaît une ascension fulgurante chez les U17 du PSG après avoir signé un contrat d’apprenti jusqu’en 2018. Auteur de plusieurs buts en championnat avec les jeunes du PSG, Timothy Weah ((même s’il n’a pas encore atteint la maturité)) qu’avait son père, commence déjà à se forger une carrure.

Comme son père (ancien joueur du PSG de 1992 à 1995), il rêve aussi de porter un jour, les couleurs de l’équipe première du Paris Saint-Germain. « J’ai toujours été attiré par la France et surtout le PSG. C’est mon équipe préférée. J’espère qu’un jour, moi aussi, je jouerai dans cette belle équipe », a-t-il confié au Parisien.

Si la légende du football africain George Weah (Ballon d’Or FIFA, double Ballon d’Or africain) a si bien défendu les couleurs de son pays, le Liberia, son fils qui possède la double nationalité franco-américaine, se sent plus proche des Etats-Unis, son pays de naissance. « Je suis né à New-York, c’est mon pays. Mais j’aime bien la France aussi. Pour le moment, je joue avec la sélection américaine des moins de 17 ans, on prépare la prochaine Coupe du monde 2017 en Inde. Mais pour l’avenir, je n’ai pas encore choisi avec quel pays j‘évoluerai ».

Jean-Armel Kana-Biyik, fils d’André Kana-Biyik

Jean-Armel Kana-Biyik pour qui le père André Kana-Biyik a toujours été son modèle, n’a pas hésité à suivre les traces de ce dernier. Le footballeur de 27 ans joue aujourd’hui au poste de défenseur central à Kayserispor en Turquie après avoir fait ses classes en championnat français – Toulouse, Stade rennais ou encore Le Havre son club formateur, où avait évolué son paternel de 1990 à 1994.

En 2012, après plusieurs mois d’hésitation, il a choisi de porter comme son père et son oncle François Oman-Biyik, le maillot de la sélection camerounaise. Un choix qui a suscité beaucoup de controverses en France, où le joueur évoluait avec les espoirs. « C’est une décision réfléchie, un choix du cœur, et non par défaut. Ce sont mes origines » , avait-il confié à FIFA.com.

Cependant, deux ans plus tard, à seulement 24 ans, le défenseur central camerounais non retenu pour la Coupe du monde au Brésil a annoncé sa retraite internationale. Il se consacre aujourd’hui à sa carrière en club… Sauf changement de décision, il n’aura pas le même palmarès dans cette sélection comme son père et son oncle, qui avaient remporté la Coupe d’Afrique 1988.

Les jumeaux Kalim et Nazim Amokachi, fils de Daniel Amokachi

Daniel Amokachi, l’ancienne gloire des Super Eagles du Nigeria et aujourd’hui entraineur de football peut dormir tranquille. ((La relève semble d’ores et déjà assurée)). Ses deux fils Kalim et Nazim Amokachi sont tous deux footballeurs professionnels à l’image de leur père.

En août 2016, âgés de 20 ans, ils ont signé un contrat professionnel au Beşiktaş Jimnastik Kulübü en Turquie, le dernier club de leur papa. Nazim est milieu offensif tandis que Kalim est attaquant comme l’a été Daniel Amokachi en club et en sélection nationale du Nigeria.

Etienne Eto’o, fils de Samuel Eto’o

Même si Samuel Eto’o (triple Ballon d’Or africain, meilleur buteur des Lions Indomptables) est encore en activité, son successeur annonce déjà des couleurs. À tout juste 14 ans, le petit Étienne Eto’o, digne fils du goleador camerounais, peut déjà se vanter d’avoir porté le brassard dans une des équipes inférieures du FC Barcelone.

Il y a un an, en plus de remporter avec Majorque – club où a également évolué son père entre 2000 et 2004 – le titre de Copa Mallorca, un tournoi international dans la catégorie des moins de 14 ans, le jeune Étienne a terminé meilleur buteur de cette compétition. Un sacre qui n’a pas laissé son père indifférent.

Issac Drogba, fils de Didier Drobga

Né en 1999 à Paris, le fils ainé de Didier Drogba (double Ballon d’Or africain) fait déjà des merveilles avec les équipes jeunes de Chelsea. Même s’il entrevoit suivre les pas de son père sur les pelouses, Isaac Drogba (18 ans) ne semble pas enthousiaste de défendre les couleurs de la sélection ivoirienne, où son géniteur fut capitaine pendant plusieurs années.

« Mon fils jouait pour Chelsea et je lui ai demandé + pour quel pays aimerais-tu jouer ? + Il a la nationalité française, mais il a dit qu’il n’aimerait jouer ni pour la Côte d’Ivoire, ni pour la France, mais pour l’Angleterre », avait déclaré son père au magazine Sports Illustrated. L’avenir nous en dira davantage.