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RDC : l'opposition fustige la nomination de Bruno Tshibala

RDC : l'opposition fustige la nomination de Bruno Tshibala

Democratic Republic of Congo

La nomination en RDC de Bruno Tshibala Nzenzhe ancien cadre du parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social passe mal auprès de la classe politique.

Une marche pacifique prévue, ce lundi 10 avril par l’opposition prévoit de dénoncer cette décision du président Joseph Kabila. Les réactions suite à cette nomination enflamment la toile, nous avons rassemblés quelques-unes. Olivier Kamitatu, homme politique congolais a écrit : le choix de Tshibala est un pied de nez à la Cenco, à l’accord du 31 décembre et à tout le peuple congolais.

Selon lui, cet accord prévoit que le premier Ministre soit issu du Rassemblement or Bruno Tshibala Nzenzhe a été évincé de l’UDPS quelques jours avant sa nomination. Il a par ailleurs contesté la légitimité du fils Tshisekedi Félix à la tête de l’opposition après la mort de son père le 1er février à 84 ans . Même son de cloche chez cet avocat et défenseur des Droits de l’homme, Georges Kapiamba:

Le porte-parole Lambert Mendé est sorti de sa réserve, il estime que le président Kabila “ a exercé son pouvoir discrétionnaire sur la base de la liste présentée par le rassemblement de l’opposition.” Un point de vue rejeté par l’opposition. François Muamba, ancien allié du président Kabila aujourd’hui dans le camp du rassemblement de l’opposition souligne que le chef de l‘État congolais “ s’est mis en dehors de l’accord du 31 décembre en choisissant un candidat parmi une branche dissidente de l’opposition inféodée au pouvoir. Le député Martin Fayulu a pour sa part confirmé la marche du 10 avril. Un rassemblement au Palais présidentiel serait le point de chute de cette marche.

Du côté des partisans de Joseph Kabila on rétorque que cette nomination respecte l’accord de la Saint-sylvestre.

L’accord de la Saint-Sylvestre prévoit une cogestion du pays jusqu‘à la tenue d’une présidentielle devant avoir lieu avant la fin de l’année. Après plus de trois mois de tergiversations fait remarquer l’AFP, la tenue de cette élection dans le délai prévu apparaît hautement incertaine.