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Cameroun - Coupure internet : la misère des starttupers anglophones

Cameroun - Coupure internet : la misère des starttupers anglophones

Cameroun

Plus de deux mois qu’internet reste coupé dans les régions anglophones du Cameroun – dans le sud-ouest et le nord-ouest – secouées en janvier par des contestations antigouvernementales.

Une situation qui n’est pas sans conséquences pour l‘économie de cette partie du pays, notamment pour les ingénieurs internet et multimédia de la ville de Buea, surnommée la Silicon mountain.

Certains affirment avoir perdu de gros contrats avec des partenaires internationaux ou encore la confiance de ces derniers. Au plus fort de la crise, bon nombre d’entre eux étaient obligés de se déplacer chaque jour vers d’autres villes ayant accès à internet, pour gérer leurs business.

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Pour venir à bout de cette censure du gouvernement, des start-up de la région ont pensé un plan afin de poursuivre leurs activités. L’idée, délocaliser leurs “entreprises” sur un autre site.

Appelé “camp de réfugiés internet anglophone”, le camp mis en place avec l’appui de la structure ActiveSpace – une start-up camerounaise – est localisé dans le village de Bonako, une localité du sud-ouest du Cameroun.

“Plusieurs start-ups ont loué une pièce dans le village de Bonako, l’ont meublé avec des chaises et des tables et installé l‘électricité à l’aide d’un générateur. Une douzaine de membres de six start-ups opèrent désormais ici, chacun utilisant son propre téléphone comme modem internet”, détaille le site internet Quartz.

Comme le déclarent certains responsables de start-ups, ce n’est pas forcément le grand luxe, mais cette nouvelle “oasis” a au moins l’avantage de leur offrir une denrée rare : internet.

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Depuis janvier, les régions anglophones du Cameroun sont privées d’internet. Le gouvernement qui a initié cette censure craignait de nouveaux soulèvements contre le régime de Yaoundé. Les anglophones qui constituent à peu près 17 % de la population camerounaise, exigent un meilleur traitement de la part de l‘état notamment dans les domaines de l‘éducation ou de la justice.

Les plus radicaux exigent tout simplement un retour au fédéralisme.

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