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En détention, le journaliste érythréen Dawit Isaak honoré du prix Unesco de la Liberté de la presse

En détention, le journaliste érythréen Dawit Isaak honoré du prix Unesco de la Liberté de la presse

Erythrée

Dawit Isaak est le lauréat 2017 du Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano. Journaliste suédo-érythréen, l’homme croupit dans les geôles érythréennes depuis septembre 2001.

À l’unanimité, le jury du prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano a décidé de désigner Dawit Isaak lauréat de l‘édition 2017. Le jury de ce prix a loué le journaliste érythréen pour son courage, sa résistance et son engagement en faveur de la liberté d’expression.

Le Prix, décerné par un jury international indépendant de professionnels des médias sera décerné à l’occasion des célébrations de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, qui auront lieu cette année à Jakarta (Indonésie) en présence de la Directrice générale de l’UNESCO et du Président indonésien, Joko Widodo.

Une autre distinction que Dawit Isaak ignore et qu’il ne saura peut-être jamais. En 2011, lorsqu’il recevait le 50e prix de la Plume d’or de la Liberté, une récompense décernée par l’Association mondiale des journaux et éditeurs de médias d’information (WAN-Ifra), il était toujours détenu en Erythrée.

Le nom de Dawit Isaak s’ajoute à la longue liste de journalistes courageux qui ont travaillé sans relâche pour faire la lumière sur les zones d’ombre afin d’informer leurs communautés en dépit des obstacles...

Dirigeant du premier journal indépendant érythréen Setit, Dawit Isaak fut arrêté en 2001 avec d’autres responsables de médias dans le cadre d’une opération de répression contre les médias en septembre de la même année. Seize ans ont passé et depuis aucun chef d’inculpation, aucun procès, pas d’avocat, ni de médecin, encore moins de visites de proches. Quant à son lieu de détention, il n’est toujours pas connu.

En avril 2010, un gardien de prison réfugié en Ethiopie témoignait des difficiles conditions de détention du journaliste. Atteint de diabète, l’homme serait affaibli, ajouté à cela les fortes températures (40°). Il lui également interdit de communiquer. En ce qui concerne ses compagnons d’infortune, bon nombre serait mort depuis 2001.

En vérité, il est difficile de parier que le journaliste est encore en vie. Mais pour l’Unesco, ce prix peut être source de liberté pour Dawit Isaak.

“Le nom de Dawit Isaak s’ajoute à la longue liste de journalistes courageux qui ont travaillé sans relâche pour faire la lumière sur les zones d’ombre afin d’informer leurs communautés en dépit des obstacles”, a déclaré Cilla Benkö, présidente du jury du Prix. “Certains d’entre eux ont payé de leur vie le prix de la vérité et beaucoup ont été emprisonnés (…) Je souhaite sincèrement que, grâce à ce prix, le monde se dise + Libérez Dawit Isaak maintenant +”.

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