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Côte d'Ivoire : "prison à vie" requise contre Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité

Côte d'Ivoire : "prison à vie" requise contre Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité

Côte d'Ivoire

Une peine d’emprisonnement à vie a été requise à l’encontre de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo, par le procureur général du tribunal d’Abidjan qui a livré ses conclusions mardi en l’absence de l’accusée et ses avocats commis d’office.

Pour le Procureur Aly Yéo à l’issue d’une heure de réquisitoire, “elle a commencé à s’imposer depuis l’accession de son époux (Laurent Gbagbo au pouvoir en 2000) “comme le véritable chef de la Côte d’Ivoire, de l’armée, de la police et de la gendarmerie”. “Elle a répondu à des correspondances de marchands d’armes qui lui proposaient des achats d’armes et d’hélicoptères de combat”.

L’ex-première dame de Côte d’Ivoire a été le chef d’une cellule de crise, “véritable organe décisionnel sur le plan sécuritaire”, a souligné pour sa part le parquet général, sous la base des documents pris chez le couple présidentiel, lors de leur arrestation le 11 septembre 2011.

_Pour nous, nous souhaitons qu’elle soit condamnée pour que réparation soit faite tant à l’État de Côte d’Ivoire qu’aux personnes physiques maintenant nous ne pouvons pas rentrer dans secret de délibération de la cour d’assises ils vont délibérer selon leur intime conviction. C’est à eux de prendre la décision qui sied s’ils disent qu’elle n’est pas responsable, nous allons nous rendre en cassation, explique Soungalo Coulibaly, partie civile, avocat de la Côte d’Ivoire.

"Mme Gbagbo a reçu 44 fois le ministre des Finances. Son mari, 13 fois. Elle a reçu 37 fois le ministre de la Défense, son mari Laurent Gbagbo huit fois. C'est dire toute la place qu'avait Mme Gbagbo auprès de son mari (...). Elle était la co-calife, l'autre calife, plus calife que le calife"

Des crimes qui auraient été commis lors de la crise post électorale de 2010, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays.

Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour “atteinte à la sûreté de l‘État”, prononcée en 2015. Son mari est jugé de son côté par le Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour des crimes contre l’humanité commis pendant la crise de 2010-2011.

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