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Restauration des salles de cinéma : le Sénégal veut relancer son industrie en difficulté

Restauration des salles de cinéma : le Sénégal veut relancer son industrie en difficulté

Sénégal

Autrefois, le symbole d’une industrie cinématographique dynamique au Sénégal, les salles de cinéma sont aujourd’hui abandonnées, recouvertes de débris et l’ombre d’elles même. Les cinéastes réclament maintenant la réouverture des salles de cinéma pour aider à relancer une industrie en difficulté.

Après plus d’une décennie d’inactivité, le gouvernement du Sénégal s’engage dans un vaste plan de réhabilitation de son industrie cinématographique. Une décision qui fait suite à la demande émise par les cinéastes qui réclament la réouverture des salles de cinéma pour aider à relancer l’industrie.

Les experts disent qu’il y a seulement une poignée de cinémas qui restent à travers le pays maintenant, et imputent cette situation aux nouvelles technologies ainsi qu’au manque de fonds et de ressources.

Une crise plus générale dans l’industrie cinématographique, car les films locaux sont presque toujours financés en partie à l‘étranger, comme c’est le cas pour Félicité, le film du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis.

Il y a des films qui ont été réalisés au Sénégal et que nous n'avons jamais vus, alors ce serait bien si nous avions des cinémas qui nous offrent ce genre de films pour éduquer un peu les jeunes sur ce qui se fait ici

Malgré le fait que le Sénégal ait six films en compétition au FESPACO cette année, les cinéastes sénégalais se plaignent du fait que le public local n’ait pas l’occasion de voir des films à domicile, faute de salles de cinéma.

Là il faudrait revenir a l‘éducation a l’image, même depuis les écoles, depuis le bas âge. Mais il faudrait revenir parce qu’on ne peut pas parler de cinéma sans cinémas. Il faut des salles de cinéma. C’est presque une obligation. Je suis sûr qu’aujourd’hui les Sénégalais vont y aller, propose Oumar Sall, réalisateur et producteur sénégalais Étalon d’or avec le film “Félicité”.

Oumar ajoute également que le passage de la technologie à la numérisation de films peut également avoir affecté les cinémas.

Les écoles d’arts numériques telles que Sup’Imax sont quelques-unes des initiatives qui ont été introduites par les cinéastes pour aider à relancer l’industrie cinématographique du Sénégal, en offrant aux étudiants une formation officielle et en les exposants à la technologie numérique.

En dépit des films du Sénégal ayant une forte présence dans certains des meilleurs festivals du monde, le cinéaste et professeur Christian Thiam dit que l’industrie locale ne peut être restaurée que si les cinémas peuvent présenter des productions locales.

Bonne nouvelle, le gouvernement travaille actuellement à la rénovation de certaines salles de cinéma, comme l’annonce Hugues Diaz, directeur du département cinématographique d‘état.

Nous comptons financer des operateurs privées nationaux pour rénover ces salles et les mètres en adéquations parce que aujourd’hui les salles d’avant ne sont plus ces salles que veulent les populations actuelles, elles étaient très grande. Donc aujourd’hui, il faut mettre toute la convivialité comme ça se fait un peu dans le monde des salles de 200, 300 places, mais en avoir 3, 4 qui offrent un programme diversifié.

Le gouvernement du Sénégal a également trouvé de nombreux investisseurs nationaux pour financer de nouveaux cinémas appelés complexes qui mettront en vedette plusieurs cinémas plus petits en utilisant les nouvelles technologies numériques. Les organisateurs espèrent les voir fonctionner selon les normes internationales dans les deux à trois prochaines années.

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