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Centrafrique : 50 morts dans la région de Bambari

Centrafrique : 50 morts dans la région de Bambari

République Centrafricaine

Une nouvelle vague de violence s’est emparée de trois villages dans la région de Bambari, dans le centre de la République centrafricaine. Des hommes armés ont investi depuis mardi les localités de Agoudou Manga, Yasseneme et Ngouyanza. Le bilan provisoire de ces attaques est de 50 morts et des dizaines de déplacés. Plusieurs dizaines ont également fui ces zones devenues risquées.

Pour l’heure, difficile de mettre un nom sur ces attaques meurtrières, mais Prosper Tchoulekrayo, habitant de Yasseneme en fuite à Bambari, a accusé les forces de l’UPC (Unité du peuple centrafricain de Ali Ndarass, faction de l’ex-rébellion séléka à dominante musulmane) “qui continuent des représailles contre les autochtones”.

Contacté par l’AFP, le groupe rebelle a dénié toute implication dans ce massacre, et accuse plutôt l’autre faction rivale des ex-séléka, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC dirigé par Nourredine Adam).

“L’UPC n’est pas impliquée dans ces attaques qui sont plutôt des actes commis par le FPRC. L’UPC a cependant fait échec à une progression (du FPRC) qui visait ses positions”, a affirmé cette source sous couvert de l’anonymat.

Ces anciens alliés devenus ennemis multiplient les affrontements meurtriers près de la ville de Bambari, où est stationné un contingent de la force de l’ONU (Minusca) en vue du contrôle de mines, du racket routier ou encore du vol de bétail, etc.

La Centrafrique avait plongé dans un conflit sanguinaire en 2013, lors du renversement du président François Bozizé par les ex-séléka. La riposte des anti-balaka (majoritairement chrétiens) a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

En dépit d’un relatif calme dans la capitale Bangui en raison de la présence des forces françaises et de l’ONU, certains groupes armés dont les intérêts ont changé au fil des ans, maintiennent une certaine autorité sur plusieurs localités.

Selon l’experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, “les groupes armés règnent en maître sur plus de 60 % du territoire, bénéficiant d’une totale impunité”.

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