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Deux journalistes italiens arrêtés au Congo : le gouvernement réagit

Deux journalistes italiens arrêtés au Congo : le gouvernement réagit

Congo

<p>Le gouvernement congolais a tenu à réagir aux allégations de Reporters Sans Frontière (<span class="caps">RSF</span>) faisant cas de l’arrestation de deux journalistes italiens à Pointe-Noire puis détenus de façon arbitraire.</p> <p>Ce jeudi, le ministre congolais de la Communication, Thierry Moungalla a bel et bien reconnu que les deux journalistes ont été interpellés, mais réfute toute accusation de détention arbitraire comme l’avait préalablement avancé <span class="caps">RSF</span>.</p> <p>“Ces journalistes sont entrés au Congo avec des visas touristiques”, a déclaré à l’<span class="caps">AFP</span> Thierry Moungalla, par ailleurs porte-parole du gouvernement congolais dans un entretien téléphonique. “J’ai été informé par les autorités consulaires italiennes” de leur volonté d’obtenir une accréditation de reportage pour régulariser leur situation, “ce à quoi je me suis refusé”, a-t-il ajouté.</p> <p>Pour le ministre, ces employés de la chaîne italienne <span class="caps">RAI</span> 3 se “sont mis dans leur tort” en commençant leur production sans accréditation. “Dans la pratique journalistique et dans la réglementation du Congo, on vient à visage découvert”, a martelé M. Moungalla.</p> <p>Ils venaient en effet réaliser une enquête “sur une vaste affaire de corruption” portant sur des “pots-de-vin entre la société italienne Eni et des officiels nigérians”, rapporte <span class="caps">RSF</span>. Le groupe pétrolier Eni est présent au Congo et au Nigeria, deux pays producteurs.</p> <p>Reporters Sans Frontières, à l’origine de la révélation sur l’expulsion des deux journalistes italiens, affirmait que ces derniers ont été arrêtés le 15 mars à Pointe-Noire, la capitale économique de la République du Congo.</p> <p>L’<span class="caps">ONG</span> dénonce des conditions de détention hors norme ; les détenus “assis sur une chaise dans une pièce de deux mètres carrés, pendant trois jours et deux nuits, séparés et sans moyens de communication”, avant que la diplomatie italienne n’obtienne leur libération, le 20 mars, “en échange de la confiscation de leur matériel électronique et l’effacement de toutes leurs données”.</p> <p>À en croire <span class="caps">RSF</span>, “les communications internet et téléphoniques” ont été coupées dans la région de Pointe-Noire au moment où les journalistes tentaient d’envoyer leurs données à leurs employeurs. Mais ce “black-out” n’empêchera la diffusion du programme, a insisté la chaîne <span class="caps">RAI</span> 3 sur son site internet.</p>
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