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Zimbabwe : Linda Masarira, une pasionaria anti-Mugabe

Zimbabwe : Linda Masarira, une pasionaria anti-Mugabe

Zimbabwe

Linda Masarira est une jeune activiste anti-Mugabe qui porte sur les bras et le dos les cicatrices de ses nombreux séjours en prison. Mais malgré les brutalités policières, les arrestations et ses multiples condamnations, elle assure qu’elle ne renoncera jamais à son rêve d’un autre Zimbabwe.

Alors qu’une nouvelle manifestation contre le président Mugabe au Zimbabwe est programmée la semaine prochaine, certains de ses plus farouches détracteurs comme le pasteur Evan Mawarire ou Linda Masarira font face à la justice.

La jeune femme qui ‘‘rêve d’un autre Zimbabwe porte les stigmates de ses nombreux séjours en prison. Les Brutalités policières, arrestations et multiples condamnations ne la feront pas changer d’avis.

Je crois que chaque Zimbabwéen a droit à un Zimbabwe juste, équitable et égal, et pas le Zimbabwe dans lequel nous vivons aujourd’hui et où on ne peut même pas s’exprimer librement. Vous comprenez que je dois accomplir 358 heures de service communautaire pour m’exprimer librement. A déclaré Linda Masarira, activiste anti-Mugabe.

Tout ce que j'ai traversé m'a réellement renforcé parce que c'est précisément pour cela que je me bats, je lutte pour la liberté, je me bats pour un espace démocratique où chacun peut s'exprimer librement.

Son crime ? Avoir bloqué la circulation lors des manifestations contre le président Robert Mugabe et qui avaient paralysé les transports publics dans la capitale en juillet 2016. L’activiste a mené une autre manifestation en prison, ce qui lui a valu la peine maximale.

J’ai mené une manifestation en prison qui m’a amenée à la prison maximale de Chikurubi et j’ai été mise en isolement, j’ai été privée de nourriture pendant une semaine sans eau et je suis tombée malade. A-t-elle ajouté.

“J’ai été arrêtée au moins dix fois et à chaque fois, j’ai été frappée par la police”, lance Linda, qui dit avoir eu un bras cassé par la police. “L‘État ne peut pas agresser le peuple simplement parce qu’il demande le respect de ses droits”, s’insurge celle qui a songé, avant d’y renoncer, à entrer en politique en 2013.

Au début du mois encore, elle a été tabassée par la police alors qu’elle soutenait dans la rue une grève des médecins.

Deux autres poursuites en justice planent encore aujourd’hui sur la tête de cette veuve, mère de cinq enfants : l’une pour injure au président, l’autre pour “nuisances criminelles”. Rien toutefois qui puisse la détourner de son combat ‘‘se battre pour la liberté du Zimbabwe’‘, assure-t-elle.

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