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Ouganda : une critique du pouvoir intérrogée par la police

Ouganda : une critique du pouvoir intérrogée par la police

Ouganda

Stella Nyanzi est sortie libre des locaux de la brigade criminelle de la police à Kampala en Ouganda, où elle a été interrogée mardi pendant plus de six heures.

La police reproche à cette enseignante de l’université de Makerere d’avoir critiqué l‘épouse du président Yoweri Mousseveni sur les réseaux sociaux. Accusation que l’intéressée botte en touche de manière risible.

“Qui a été offensé? Vous savez ce qu’on m’a dit? Le président a été offensé! (rires) Et vous savez quoi? J’ai ri. Parce que le président offensent beaucoup d’entre nous depuis très longtemps.’‘, a t-elle déclaré. Et d’ajouter, ‘’ Si une pauvre femme comme moi décide de parler de ce dont j’ai parlé, je parle de beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, le président n’aurait pas dû être offensé parce qu’il offensent certaines d’entre nous depuis très longtemps.”

Qui a été offensé? Vous savez ce qu'on m'a dit? Le président a été offensé! (rires) Et vous savez quoi? J'ai ri.

Pas de quoi donc ébranler la détermination de cette  professeure d’anthropologie qui réitère ses critiques contre le régime ougandais. “Sérieusement, je suis une ougandaise mécontente. Je suis mécontente parce que les gens qui sont sensés gérer mon pays ne nous dirigent pas. Il y a un manque de leadership dans ce pays. Vous devriez leur dire, les différents organes de l‘état, vous vous taisez! Les médias sont bâillonnés, ils ont peur.’‘, souligne Stella Nyanzi.

Son action est du reste soutenue même par certains élus, à l’image de Betty Nambooze, ‘‘Elle se bat pour les filles des campagnes, pour les filles ordinaires de ce pays. Et elle s’est fait harceler toute la semaine alors qu’elle devrait être glorifiée. Il faut donner à Stella la possibilité de militer pour la mise à disposition de serviettes hygiéniques pour nos filles.”

Des citoyens lambda adhèrent aussi sa cause. Pas sûr donc qu’elle remette sa langue dans la poche tout de suite.

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