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Fespaco: le film Wulu sur le trafic de drogue fait salle comble

Fespaco: le film Wulu sur le trafic de drogue fait salle comble

Burkina Faso

Les projections cinématographiques se poursuivent au Fespaco, rendu à son 8e jour au Burkina Faso. Comme ‘‘Félicité’‘ du Franco-sénégalais Alain Gomis ou ‘‘L’orage africain’‘ du béninois Sylvestre Amoussou, le film malien Wulu a été très applaudi lors de sa projection.

‘‘Wulu’‘ du Franco-Malien Daouda Coulibaly raconte l’ascension d’un trafiquant de drogue tout en dépeignant les maux du Mali (violence, groupes jihadistes, corruption, chômage, prostitution, pauvreté, népotisme) a fait salle comble lors de sa production.

C’est un film sur une partie de la jeunesse africaine qui n’a pas eu accès à l’éducation, qui a des difficultés à trouver des emplois. Et quand elle trouve des emplois, ce sont des emplois très mal payés, très difficiles à accomplir. Donc ils sont susceptibles d’être tentés par les sirènes du trafic de drogue. Raconte le réalisateur.
Pour Daouda Coulibaly, cette grosse production du genre thriller est un des films les plus réussis du festival, dont le pays (Mali) est en proie aux attaques djihadistes.

_La crise est multidimensionnelle, il faut combattre ces gens sur le terrain, il faut essayer de
les repousser. Mais on ne leur coupe pas leurs moyens de financement, il y a de grandes chances que leurs groupes se reforment ailleurs comme on est en train de le constater._

Il faut que les Maliens s’approprient le sujet du film. Parfois, on arrive à éveiller les consciences. C’est un film sur l’univers de la cocaïne et sur les effets politiques de ce trafic en Afrique de l’Ouest. Ça porte préjudice à la sécurité du pays. Toute une partie du territoire est difficile à gérer, on va dire comme ça a -t-il expliqué, faisant allusion au Nord-Mali en proie aux groupes jihadistes.

Le film dénonce aussi la corruption et la collusion des forces armées avec le narco-trafic : _ ça fait partie du problème. C’est parce que des soldats subalternes au moment de la mutinerie qui s’est transformée en coup d‘état (mars 2012) reprochaient à des généraux d’avoir des rapports très intimes avec des narco traficants. Tout ça s’imbrique_, conclut-il.

Le tournage, initialement prévu au Mali, a dû être délocalisé au Sénégal pour des raisons de sécurité après l’attaque de Bamako qui avait fait 20 morts en novembre 2015.

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