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En Tunisie : un théâtre lutte contre l'obscurantisme

En Tunisie : un théâtre lutte contre l'obscurantisme

Tunisie

Musique et danse sur une scène creusée en pleine terre, masques confectionnés à l’aide de cactus : au Mont Sammama, près des maquis jihadistes, le “Théâtre du Jbal” combat l’obscurantisme, malgré le manque de moyens dans cette région pauvre de Tunisie.

Des dizaines de mètres à pied parcourus par ces pèlerins tunisiens, pour rallier le Mont Sammama, dans la région de Kasserine dans le Nord-ouest tunisien. C’est ici, sur une scène en pleine terre et à ciel ouvert que le “Théâtre du Jbal” pose ses valises pour continuer son combat contre l’obscurantisme, dans cette région qui est l’une des plus pauvres de la Tunisie.

Le théâtre de la montagne est une forteresse culturelle qui assiège la montagne Sammama qui lutte et qui cherche à éradiquer la noirceur et l’extrémisme de cette montagne et toutes les montagnes tunisiennes, pas grâce au bombardement mais grâce à la culture, à l’intelligence. Explique Adnen Felali, créateur du Théâtre de la montagne.

Ici sont représentées toutes les générations qui se retrouvent dans cette contrée montagneuse proche de la frontière algérienne. Musique, chants bédouins, poésie, mais aussi danse hip-hop : durant près de quatre-heures, ces participants partagent leur enthousiasme pour oublier pour un moment l‘âpreté du quotidien.

Les jihadistes "sont à 200 mètres avec leurs armes. Nous refusons cette cohabitation catastrophique, car pour nous la montagne est une scène de vie.

Les séances sont organisées par Adnen Helali professeur de Français de 42 ans. Son idée de théâtre de campagne germe il y a deux ans et se heurte d’abord au scepticisme, en l’absence chronique d’implication de l‘État. Mais il tient bon.

Le théâtre du Jbel, ou bien le théâtre de la montagne, ambitionne de créer des traditions théâtrales autour de cette montagne Sammama qui est ces derniers temps sinistrée par l’obscurantisme, par les attentats, par les mines qui ont tué plusieurs soldats, qui ont tué les femmes de cette montagne.

‘‘Les jihadistes “sont à 200 mètres avec leurs armes. Nous refusons cette cohabitation catastrophique, car pour nous la montagne est une scène de vie”, s’exclame M. Helali.

Un ‘‘combat’‘ duquel il sortira vainqueur ; Helali se fait une joie à l’idée de la construction prochaine d’un centre culturel sur un hectare, à l’aide d’un financement d’une ONG, la “Fondation Rambourg”, à hauteur de 200.000 euros à Sammama.

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