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Burundi : l'opposition fait vole-face et accepte de dialoguer

Burundi : l'opposition fait vole-face et accepte de dialoguer

Burundi

L’opposition au Burundi redonne de nouvelles chances au dialogue sous les auspices du facilitateur tanzanien Benjamin Mkapa. Après avoir annoncé qu’elle ne participerait pas aux pourparlers, l’opposition est revenue sur ses propos.

Le Cnared, coalition de l’opposition regroupant la quasi-totalité de l’opposition burundaise intérieure et en exil participera finalement au dialogue interburundais qui s’ouvre ce jeudi à Arusha, en Tanzanie.

Mardi pourtant, la plateforme avait réitéré son refus de participer au dialogue, récusant une nouvelle fois le facilitateur Benjamin Mkapa. “Une erreur de communication de la part d’un de nos responsables”, a déclaré ce mercredi le Cnared pour justifier son rétropédalage.

“Le Cnared a noté une évolution positive de la facilitation (médiation) dans l’organisation des négociations de paix au Burundi. Il a donc décidé de répondre à son invitation jeudi, pour aller faire prévaloir ses droits”, poursuit la coalition.

Le Cnared a noté une évolution positive de la facilitation (médiation) dans l'organisation des négociations de paix au Burundi. Il a donc décidé de répondre à son invitation jeudi, pour aller faire prévaloir ses droits.

En effet, le facilitateur tanzanien, accusé d’avoir pris fait et cause pour le président Pierre Nkurunziza, a donné un nouveau souffle au dialogue quand il entreprit d’inviter jeudi de grandes figures du Cnared et d’anciens dirigeants du parti au pouvoir qui ont fui le Burundi après s‘être opposés à M. Nkurunziza.

Cette initiative pourrait toutefois davantage creuser le fossé entre les négociations d’Arusha et le pouvoir burundais. Depuis le début des pourparlers, le gouvernement a toujours refusé de s’asseoir à la même table que le Cnared, une organisation “non reconnue” et “qui renferme en son sein des individus recherchés par la justice burundaise”, a martelé mardi Willy Nyamitwe, responsable de la communication présidentielle.

Près de deux ans après le début de la crise au Burundi, née de la candidature en avril 2015 de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet de la même année, les issues de sorties semblent, pour l’heure, minimes. L’opposition insiste sur l’illégitimité du pouvoir et l’accuse de museler toute voix dissidente. Le gouvernement, quant à lui, qualifie de clandestin le Cnared et balaie du revers de la main toute idée de dialogue avec le mouvement.

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