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Le GNA libyen condamne la création d'une nouvelle coalition armée à Tripoli

Le GNA libyen condamne la création d'une nouvelle coalition armée à Tripoli

Libye

Le gouvernement libyen d’union dénonce la création d’une coalition armée à Tripoli et menace les membres de la nouvelle entité.

La mise sur pied de la Garde nationale n’est pas du goût du gouvernement libyen d’union. Le GNA a publié dimanche un communiqué pour dénoncer la formation jeudi, à Tripoli, de cette nouvelle coalition de groupes armés. L’exécutif libyen, le seul reconnu et soutenu par la communauté internationale, voit en cet acte une tentative de création d‘« un organe de sécurité parallèle ». « Nous soulignons que ce groupe et ceux qui l’appuient sont considérés comme hors-la-loi et n’ont aucun statut. Et ils vont être traités de la sorte par les organes sécuritaires et judiciaires », a prévenu le GNA dans son communiqué, redoutant une tentative, pour cette organisation, « de faire entrer la capitale dans un conflit armé sanguinaire ».

http://fr.africanews.com/2017/02/11/libye-inquietudes-apres-l-entree-de-groupes-armes-a-tripoli/

Nous soulignons que ce groupe et ceux qui l'appuient sont considérés comme hors-la-loi et n'ont aucun statut. Et ils vont être traités de la sorte par les organes sécuritaires et judiciaires

« Risque de déstabilisation d’une sécurité déjà fragile »

Vendredi déjà, les Etats-Unis, via un communiqué du département d‘État, avaient exprimé leur inquiétude après l’entrée de ces groupes à Tripoli, y voyant un « risque de déstabiliser davantage la sécurité déjà fragile » dans la capitale. Des inquiétudes tout à fait justifiées d’autant que cette coalition a été formée par des groupes armés venus essentiellement de la ville de Misrata et hostiles au gouvernement de Fayez el-Sarraj. Les milices qui la composent seraient, selon des sources locales, loyales à Khalifa Ghweil, un ancien dirigeant qui avait autoproclamé en 2014 à Tripoli un « gouvernement de salut national » et avant, ensuite, de refuser de reconnaître le GNA à son installation dans la capitale en 2016.

Au vu des difficultés du gouvernement d’union à asseoir son autorité dans l’ensemble du pays, la formation de cette entité ne fait que compliquer davantage les efforts déployés pour un retour progressif à la stabilité dans le pays, déchiré par une sanglante guerre entre milices depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

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