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L'affaire Théo, un cas de violence "raciale" qui secoue la France

L'affaire Théo, un cas de violence "raciale" qui secoue la France

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Voici maintenant trois nuits que les manifestations se succèdent à Aulnay-sous-Bois, en région Île-de-France. Les habitants de cette commune française exigent justice pour un des leurs, Théo, un jeune homme de 22 ans fortement brutalisé par des éléments de police. L’affaire fait tellement grand bruit que François Hollande, le chef de l‘État français a dû se rendre au chevet de la victime.

Quatre jours après l‘éclatement de l’affaire, la tension ne faiblit pas malgré la mise en examen d’un policier pour “viol” et de trois autres pour “violences volontaires”. Depuis le 2 février où Théo, jeune homme noir de 22 ans a été violemment interpellé par ces policiers, des manifestations ont lieu dans sa commune d’origine, Aulnay-sous-Bois.

Ce mardi, le cas Théo a fait réagir l’exécutif. Le président François Hollande s’est notamment rendu au chevet de la victime où il a exprimé sa compassion à son endroit et à l’endroit de sa famille. Il a par ailleurs milité pour la foi en la justice. Elle “va aller jusqu’au bout et a commencé à prendre des décisions”, a-t-il déclaré au cours de sa visite qui a duré une trentaine de minute.

Selon les témoignages de Théo, il a été victime des graves violences et a été gravement blessé à coups de matraque au niveau de la zone rectale. Il s’est vu prescrire 60 jours d’incapacité totale de travail. “Dans la voiture ils m’ont mis plein de coups, des patates, m’ont matraqué les parties intimes, ils m’ont craché dessus, ils m’ont traité de ‘negro’, de ‘bamboula’, de salope, de tous les noms”, avait-il déclaré à BFMTV quelques jours après son agression.

Dans la voiture ils m'ont mis plein de coups, des patates, m'ont matraqué les parties intimes, ils m'ont craché dessus, ils m'ont traité de 'negro', de 'bamboula', de salope, de tous les noms.

La classe politique choisit son camp…

Cette affaire qui met en relief les méthodes d’interpellation en France dans un contexte de lutte accrue contre le terrorisme, a fini par gagner la classe politique.

Benoît Hamon, le candidat socialiste à l‘élection présidentielle a souhaité que l’enquête ouverte soit “rapide”, arguant que “ce qu’il s’est passé là est très grave, très grave parce que les faits ont été qualifiés en viol. Les violences subies par ce jeune homme sont inacceptables de la part de policiers”.

Des sentiments partagés par Rama Yade, une autre candidate à la présidentielle. Sur Twitter, elle a estimé que “c’est toute la jeunesse des quartiers populaires qu’ont humiliée ces policiers”.

Sur le même réseau social, Christiane Taubira, ancienne ministre française de la Justice écrivait que “seule l’exemplarité est républicaine. A défaut, la défiance frappe toute l’institution”.

Des avis contre lesquels semble s’inscrire en porte-à-faux Marine Le Pen, la candidate du Front National à la future présidentielle, qui a pris le parti des policiers. “Mon principe de base, c’est d’abord : je soutiens les forces de police et de gendarmerie, sauf démonstration par la justice qu’ils ont commis un délit ou un crime”, a-t-elle expliqué sur LCI.

…Le showbiz aussi

Sur Twitter, de nombreux artistes afros du showbiz français se sont mobilisés pour Théo. En souvenir d’Adama Traoré, un jeune homme de 24 ans décédé en détention dans des conditions non encore élucidées, ces artistes dénoncent un système judiciaire rude avec les minorités.

Photo crédit : BFMTV
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