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CAN 2017 : polémique autour des stades et des fonds

CAN 2017 : polémique autour des stades et des fonds

Gabon

Au cœur même du déroulement de la Coupe d’Afrique des Nations au Gabon, émerge la polémique autour des infrastructures des stades en piteux états que beaucoup trouvent regrettable.

L‘état du fameux stade Omar Bongo, voulu par l’actuel président gabonais Ali Bongo pour honorer son défunt père, meuble les conversations des Gabonais, non pour la beauté qu’il devait refléter, mais pour le mauvais état dans lequel il se trouve. L‘état actuel du stade et les nombreux retards liés à sa construction ramènent à la polémique relative au refus de certains Gabonais qui s’opposaient à l’organisation même de cette CAN 2017 dans leur pays.

Dans les zones mixtes des villes gabonaises, on constate une désapprobation générale quant à la gestion des quelque 220 millions de dollars alloués à l‘événement. Les sondages ne sont pas favorables, surtout en ce qui concerne cette gestion des fonds qui fait jaser.

“Pour moi, c’est une mauvaise chose. On ne peut pas toujours espérer l‘échec, c’est pas possible. Lorsque nous organisons (la CAN) et nous dépensons de telles sommes, nous espérons toujours aller plus loin en compétition internationale, surtout pour la CAN, dont notre meilleure prestation reste les quarts de finale. On espérait vraiment aller jusqu’en finale, pourquoi pas en demi-finale, la moindre des choses”, pense Yannick Koumba.

A propos du stade Omar Bongo, les événements de ces derniers jours n‘étant pas encourageants (puisque le pays hôte a été expulsé du tournoi), certains disent que c’est peut-être un bon débarras et une raison suffisante pour que ce tournoi ne soit pas une nécessité.

Georges Mpaga, membre, société civile : “le peuple gabonais s’est réjoui. Vous avez vu comment les gens ont fêté dans tous les quartiers de Libreville. C’est incroyable, c’est impensable, c’est du jamais-vu dans les annales du football qu’un pays organisateur éliminé puisse susciter autant d’engouement, autant d’enthousiasme dans une population, qui s’est effectivement, de façon volontaire, réjouie de l‘élimination de son équipe nationale.”

Marcel Libama, syndicaliste : “pour nous, l‘élimination de la CAN a été une bonne chose, parce que cela va permettre au gouvernement, surtout au président de la République, de revenir aux réalités. Et les réalités sont lesquelles ? C’est que le pays est bloqué. L‘école est en grève, la santé est en grève, le transport est en grève, les magistrats sont également en grève, le front social est en ébullition.”

En général, le refrain a été le même : vivre et laisser vivre. Mais d’après ce que certains disent ici, c‘était le contraire, car le tournoi a échoué à répondre à leurs besoins quotidiens, émotionnellement et physiquement.

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