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Immigration: l'UE veut financer des camps de réfugiés en Afrique

Immigration: l'UE veut financer des camps de réfugiés en Afrique

Crise Migrant

Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ont examiné jeudi à Malte un projet de financement de camps de migrants en Afrique. L’objectif de ces sites, qui seraient gérés par des organisations humanitaires, étant de retenir les migrants qui tentent l’aventure européenne par la Méditerranée.

En clair, il est question à travers cette initiative, qui bénéficie d’un fort soutien politique à l’UE, de renvoyer chez eux les migrants récupérés dans les eaux internationales et qui n’ont aucune chance d’obtenir l’asile dans leurs pays de destination. Même si très peu filtre sur les montants à consacrer à ce nouveau projet. Ce que l’on sait néanmoins, c’est que ces camps situés en Lybie ou dans des pays voisins seraient gérés par le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés(HCR) ou encore l’Organisation Internationale des Migrations(OIM).

Les arrivées de migrants en provenance de la Grèce via la Turquie ont fortement baissé depuis la signature d’un accord entre l’UE et la Turquie l’année passée. On assiste depuis lors à un afflux de migrants en mer Méditerranée, notamment entre la Libye et l’Italie. Rappelons que l’an dernier près de 4 500 personnes orientées par des passeurs ont péri en mer Méditerranée.

Parallèlement, les ministres de l’instance paneuropéenne ont tenté de débloquer la réforme des règles d’accueil des réfugiés dans l’UE, qui bute toujours sur le refus de certains pays d’en accueillir sur leur sol. Un peu plus de la moitié des plus 180.000 migrants africains arrivés sur les côtes italiennes l’an dernier ont déposé une demande d’asile. Mais la plupart ne sont pas éligibles en principe au statut de réfugiés selon les critères des pays européens, les considérant le plus souvent comme des migrants économiques irréguliers à renvoyer.

Les règles actuelles désignent le pays de première entrée dans l’UE comme responsable principal d’une demande d’asile. La réforme en chantier ne prévoit pas de revenir sur ce principe, mais d’y déroger dans certains cas exceptionnels d’afflux massif.

“Il est temps de trouver un compromis dans les prochains mois”, a exhorté jeudi le ministre allemand de de l’Intérieur, Thomas de Maizière.

Mais des pays comme la Hongrie et la Slovaquie continuent de rejeter le principe d’accueillir des réfugiés sur leur sol, proposant de contribuer d’autres manières à la solidarité européenne, notamment financièrement.

Plusieurs pays, comme la France et l’Allemagne, estiment toutefois qu’aucun pays ne peut s’exclure totalement de l’accueil d’un minimum de réfugiés dans des cas d’afflux massif.