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Cameroun : dix jours qu'internet reste coupé en région anglophone

Cameroun : dix jours qu'internet reste coupé en région anglophone

Cameroun

Pas d’amélioration sur la qualité d’internet dans les régions anglophones du Cameroun. Depuis près de dix jours, les communautés de ces régions sont privées de la connexion internet. Sur les réseaux sociaux, les Camerounais se révoltent sous le hashtag #BringBackOurInternet.

Ce slogan n’est pas sans rappeler la tristement célèbre campagne #BringBackOurGirl (Ramenez-nous nos filles) initiée au Nigeria après l’enlèvement de plus d’une centaine de lycéennes par Boko Haram en avril 2014.

Cette fois, au Cameroun, c’est le retour d’internet que les populations exigent. Sous le hashtag #BringBackOurInternet, ils réclament au gouvernement la connection internet dans les régions anglophones.

Dix jours sans internet

Le 18 janvier, les populations du sud-ouest et du nord-ouest du Cameroun s‘étaient réveillées avec des perturbations réelles sur le réseau internet. Près de dix jours après, aucune amélioration n’a été constatée et aucune explication officielle donnée.

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Mais, les internautes ont vite fait le rapprochement entre la décision du gouvernement camerounais d’interdire les organisations du Southern Cameroons National Council (SCNC) et du Consortium de la société civile, le 17 janvier et la coupure d’internet qui s’en est suivie.

Pour eux, il s’agit sans nul doute d’une censure du gouvernement camerounais qui veut par cette méthode mettre sous silence toutes les révendications qui ont émergé ces dernières semaines dans les régions anglophones et qui ont trouvé un écho retentissant sur les réseaux sociaux.

Du côté du gouvernement, c’est motus et bouche cousue. Rien d’officiel sur cette rupture d’internet. Récemment, le ministère des Postes et des Télécommunications a lancé une campagne contre la désinformation sur internet. Si l’heure est actuellement à la sensibilisation avec des messages diffusés par les maisons de téléphonie mobile, la prochaine étape de cette campagne sera la répression. Jusque deux ans d’emprisonnement et des amendes sont prévus pour les coupables.

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